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C’est une première dans le monde arabe (et une grande surprise en Israël qui vient d’avoir un ministre gay nommé par Netanyahou). Mounir Baatour, ouvertement homosexuel et président de l’association Shams qui milite pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie, est candidat à l’élection présidentielle tunisienne du 10 novembre 2019.

Selon france24 : « Après tant d’années de lutte pour les droits des minorités, j’ai compris que personne ne peut faire le travail mieux que moi », a-t-il déclaré à l’agence de presse Belga.

Cet avocat de 48 ans, également président du parti Libéral Tunisien, fait campagne sur les thèmes qui lui sont chers tels que « l’égalité réelle femme-homme », mais aussi la « défense des minorités » et la « reconnaissance des droits des Amazighs et des personnes LGBTI+ ».

« Notre programme vise à démocratiser le pouvoir en renforçant le poids du Parlement et en donnant plus de poids aux institutions locales. Sur le plan économique, notre programme vise la croissance de la production et du secteur réel, la création d’emplois et le nettoyage d’une économie artificiellement gonflée et extrêmement dépendante de l’investissement étranger”, a-t-il également annoncé sur sa page Facebook. »

Chaque année, le guide de voyage gay, le Spartacus International Gay Guide publie son classement des pays les plus et les moins LGBT friendly au monde.

Ce classement est établi à partir de 14 critères qui concernent les droits civils (la possibilité de mariage, l’âge de consentement, etc), les discriminations existantes (interdiction de voyager pour les personnes séropositives ou de manifestation). Les menaces de persécution, de peines de prison ou de peine capitale sont aussi prises en compte à partir des rapports d’organisations de défense des droits humains comme “Human Rights Watch”, la campagne ”Free & Equal” de l’ONU.

La Tunisie occupe la 122e place de ce classement avec une score -5. Elle est noté -1 dans les catégories: “droits des transgenres”,  “lois anti-discriminatoires”, le “droit à l’adoption”, les “lois pénalisant l’homosexualité”, “l’influence religieuse”,“l’hostilité des locaux” et “les meurtres”.

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