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EDITORIAL. Ursula Gertrud von der Leyen est une femme politique allemande membre de l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Elle a été élue présidente de la Commission européenne par le Parlement européen (fort soutien de la France), avec 51,3 % des voix. Elle démissionne alors du cabinet Merkel. En Israël, les hommes politiques ont déjà eu l’occasion de la  connaître. Ils s’attendent à une présidence « assez paisible ». Elle  a poussé la relation entre Tsahal et la défense Allemande à un très haut niveau. (dans le Haaretz : « German Defense Minister Ursula von der Leyen has said in the past that no other country shares such close military links with Germany as does Israel ». )

Le journal L’Opinion : « Commission européenne: Ursula von der Leyen, la présidente de Macron… et d’Orbán ». Israël va t-il remercier Emmanuel Macron qui a soutenu (pour mille autres raisons que l’intérêt d’Israël en Europe!) Ursula von der Leyen? Ce ne sera pas le cas.(DR)

A SAVOIR. En 2003, à la suite de la victoire de Christian Wulff aux élections en Basse-Saxe, Van Leyen devient ministre de la Famille du Land. Elle est choisie deux ans plus tard par Angela Merkel pour occuper le ministère fédéral de la Famille dans sa première grande coalition. Proche de la chancelière, elle mène une politique familiale jugée aux antipodes des positions de son parti en favorisant notamment le développement des crèches et en instituant un « salaire parental ».

Elle est reconduite en octobre 2009, puis nommée ministre fédérale du Travail à peine un mois plus tard, du fait de la démission de Franz Josef Jung. À la suite de la démission du président fédéral Horst Köhler le 31 mai 2010, elle est perçue comme favorite pour lui succéder, mais c’est finalement Wulff qui est choisi par la coalition au pouvoir. Elle devient ministre fédérale de la Défense en décembre 2013, étant la première femme à occuper ce poste. Sa désignation à ce poste régalien puis sa reconduction en mars 2018 en font alors l’une des potentielles successeures de la chancelière Merkel.

LE PLUS. SELON L’EXPRESS. « La nouvelle présidente de la Commission va promouvoir une politique de défense commune, estime Jean-Dominique Giuliani, président de la fondation Robert-Schuman. L’Allemande Ursula von der Leyen est devenue mardi la première femme présidente de la Commission européenne. Toutefois, cette proche de la chancelière Angela Merkel a été élue d’extrême justesse par le Parlement européen : désignée le 2 juillet par les dirigeants européens lors d’un sommet de trois jours à Bruxelles, elle a obtenu 383 voix lors d’un vote à bulletins secrets. L’ex-ministre allemande de la Défense devait recueillir une majorité absolue de 374 voix, quel que soit le nombre de votes exprimés, pour succéder en novembre à Jean-Claude Juncker. »

LE PLUS. SELON La Tribune : « La démocrate-chrétienne Allemande Ursula von der Leyen a été élue mardi présidente de la Commission européenne par le Parlement européen, à une courte majorité de 383 contre 327. Elle devait en obtenir 374, soit la majorité des 747 membres actuellement élus à Strasbourg. Son prédécesseur, Jean-Claude Juncker, issu comme elle du Parti populaire européen (PPE), le groupe le plus important du Parlement, avait recueilli 422 voix sur les 376 nécessaires en juillet 2014. Actuelle ministre de la Défense dans le gouvernement d’Angela Merkel, Ursula von Leyen est née à Bruxelles il y a soixante ans alors que son père, Ernst Albrecht, travaillait à la Commission européenne. Elle devient la première femme à en assumer la présidence.

Compromis gouvernemental franco-allemand

Sa candidature, fruit d’un compromis gouvernemental franco-allemand, avait été fraîchement accueillie par le Parlement, vexé que les candidats proposés par ses principaux groupes politiques aient été écartés les uns après les autres par les chefs d’Etat et de gouvernement. Le PPE et Renaissance, le groupe centriste où siège La République en marche, lui avaient promis leur soutien mais l’extrême droite, les Verts et la gauche radicale refusaient de lui apporter leurs suffrages tandis que le groupe social-démocrate était divisé. Sa délégation française, qui jugeait les propositions de la candidate insuffisantes et demandait un report du vote à septembre, avait annoncé qu’elle voterait contre. Finalement, les sociaux-démocrates ont annoncé qu’ils voteraient aux deux tiers en faveur d’Ursula von der Leyen.

Fibre sociale et approche libérale sur les sujets de société

Mère de sept enfants et médecin de profession, Ursula von der Leyen est néanmoins créditée d’une fibre sociale et d’une approche libérale sur les sujets de société. Dans un discours devant le Parlement, mardi matin, elle s’est efforcée de donner des gages à la gauche et aux écologistes sur l’Europe sociale et la lutte contre le réchauffement climatique. Le collège de 28 commissaires (dont elle-même, soit un par Etat membre) qu’elle va maintenant constituer, sur la base des candidats proposés par les Etats, fera l’objet d’un second vote du Parlement, à l’automne, après que les eurodéputés auront auditionné chacun des postulants.

 

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