Aux Etats-Unis. « Facebook a un problème avec les Noirs qui sont marginalisés ». Et en Israël?

By |2019-07-22T09:28:05+03:00juillet 22nd, 2019|Categories: ECONOMIE|
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Un ancien employé de Facebook aux Etats-Unis a déploré la sous-représentation des personnes noires au sein des équipes du réseau social, affirmant que celles-ci faisaient l’objet de remarques et comportements désobligeants de la part des autres employés.

IsraelValley a réalisé une enquête rapide (nous avons d’excellents contacts à Tel-Aviv dans les milieux hightech). Notre constat. Bien peu de noirs font partie des équipes commerciales et techniques de Facebook en Israël (dans les Universités israélienne la présence de juifs noirs d’origine Ethiopienne est importante).

Mais en Israël,  contrairement aux Etats-Unis, les juifs noirs (techniques et autres fonctions) qui travaillent chez Facebook (très peu nombreux) « sont très respectés » , « ce sont d’excellents professionnels », « ils ont les mêmes droits et obligations que les autres employés », « ils sont très méritants », « aucun racisme vis à vis d’eux », selon de nombreux témoignages.

Bon à savoir : »Facebook a diffusé il y a quelques années des statistiques concernant ses employés dans le monde : 69 % des membres de son personnel sont des hommes et 57 % des Blancs. Le groupe souhaite davantage de diversité au sein de son entreprise. En observant plus en détail les résultats de cette étude, on constate que la proportion d’hommes dans la boîte est particulièrement importante du côté des salariés spécialisés dans la technique (85 %) mais que la parité est presque respectée dans les autres secteurs (53 % d’hommes). Quant aux origines ethniques, après les Blancs, ce sont les Asiatiques (34 %) les plus représentés. Très loin derrière, on retrouve les hispaniques (4 %), les personnes se déclarant métis (3 %) et les Noirs (2 %). »

Le contexte actuel en Israël est problématique. Selon un article récent : « Près de trente ans après la première alya, en avril 2016, des manifestations de masse rassemblent les juifs Ethiopiens. La jeunesse dénonce pêle-mêle les discriminations à l’embauche, à l’entrée des boîtes de nuit, dans les transports ou à la recherche d’un logement. « Trente ans de racisme, ça suffit ! », clament les pancartes. Le président Reuven Rivlin prend fait et cause pour eux : « Nous nous sommes trompés, nous n’avons pas regardé et nous n’avons pas écouté ! ».

Question évidente pour ceux qui s’intéressent au sort des minorités du pays : les arabes israéliens sont-ils discriminés dans le hightech et professions médicales? Dans Le Figaro, interview de Stéphane Amar, journaliste vivant en Israël : « Selon de nombreuses études, les discriminations dont souffre la minorité arabe sont en net recul. Au contraire, les citoyens arabes connaissent un processus d’intégration spectaculaire. Médecins, avocats, chefs d’entreprise ou hauts fonctionnaires se comptent aujourd’hui par dizaines des milliers. Un Arabe israélien peut devenir directeur d’université, juge à la cour suprême ou même ambassadeur d’Israël. Jamais un Noir dans l’Afrique du sud de l’apartheid n’aurait pu rêver de tels horizons. Aucun racisme d’État ne prévaut en Israël et la simple observation d’un centre commercial, d’une université ou d’un hôpital israélien permet de constater l’intégration réussie des Arabes dans la société israélienne ».

Selon levif.be : « Mark Luckie, lui-même Noir, a rendu public mardi sur sa page Facebook un message qu’il avait envoyé à tous les employés du réseau social à travers le monde, la veille de quitter son poste de « strategic partner manager ». « Facebook a un problème avec les Noirs », écrit-il, estimant qu’ils y sont « marginalisés ».Le premier réseau social du monde n’était pas immédiatement disponible pour répondre à ces accusations. Mark Luckie, qui n’explique pas les raisons de son départ, affirme que les employés noirs s’entendent dire par exemple: « Je ne savais pas que des personnes noires travaillaient chez Facebook ».

Il cite aussi l’exemple d’employés qui auraient été « accostés de manière plus agressive que nécessaire par la sécurité du campus ». Pour autant, il affirme que le nombre d’employés noirs a doublé, passant de 2% des effectifs en 2016 à 4% en 2018. Carl Smith, se présentant, lui aussi, comme un employé noir de Facebook, a balayé les accusations de Mark Luckie. « M. Luckie ne parle pas au nom de nous tous. De manière ironique, Mark et moi-même avons commencé le même jour chez Facebook. Je suis toujours là », a-t-il écrit dans un message posté sur sa page Facebook.

Il assure porter, sur son lieu de travail, des tee-shirts « Black Lives Matter » (La vie des Noirs compte), en référence au mouvement ayant vu le jour après une longue série de bavures policières impliquant souvent des agents blancs contre des hommes noirs. « Et je me sens très à l’aise de le faire », a-t-il ajouté.

Un rapport sur la diversité publié confirme ce chiffre de 4%, relevant que le nombre d’employés noirs monte à 8% dans les activités de ventes.

« Mais nous continuons à avoir des difficultés à recruter des Noirs et des Hispaniques dans les emplois techniques et d’encadrement », avait reconnu le responsable de la diversité Maxine Williams ».

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