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Au 201 du boulevard Dizengoff, à la fromagerie-bistro Basher, Liat (prononcé Liette) ne parle pas le français, mais mange français. Elle a tellement aimé le fromage et la charcuterie de la France qu’elle a décidé de se faire importatrice de fromages et de charcuteries pour vendre des produits haut de gamme. « Même sans publicité autre que le bouche-à-oreille, nos affaires roulent depuis huit ans » dit cette « convertie » culinaire. (https://www.journaldemontreal.com/2018/09/08/tel-aviv-sous-influence-francaise)

LE PLUS. DANS LE JPost. « Nanny Seyman, qui a été nommée chef de la délégation de représentants de la Guilde en Israël, importe des produits laitiers depuis 1992. Selon elle, la mutation du marché est énorme : « Lorsque nous avons eu les autorisations pour importer, nous avons commencé à faire venir du Bleu et les revendeurs israéliens pensaient que les fromages étaient abîmés. “C’est plein de moisissures, venez reprendre vos produits !” » Cette anecdote traduit un manque de connaissance qui n’est plus d’actualité. Seyman explique cette évolution gustative par le fait que « beaucoup d’Israéliens voyagent et mangent du fromage à l’extérieur du pays ». De là, leurs connaissances, leur goût et leurs attentes se sont élevés.

« Les Israéliens sont de gros consommateurs de produits laitiers. Ils aiment ça, mais il n’y en avait pas en Israël » et cela est en partie dû aux taxes plus que considérables imposées par le gouvernement. Manger du fromage français en Israël est presque un luxe : les droits de douane sont excessivement élevés. Les fromages frais à tartiner tels que le Tartare ou le Boursin étaient par exemple taxés à 156 %, affichant des prix pouvant atteindre 30 shekels pour 250 g. Prix aujourd’hui plafonné à 19 shekels, suite à une décision du gouvernement de revoir les taxes à la baisse. Correct, mais encore bien plus cher qu’en Europe. Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres… »

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