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Le Point : « Israël : les crèches de la honte ». En Israël, plusieurs graves affaires de violences envers des tout-petits ont jeté une lumière crue sur l’absence d’encadrement des jardins d’enfants privés.

De la correspondante à Jérusalemde Le Point ,

« Des parents effondrés, des tout-petits mal en point, voire traumatisés. Depuis plus d’un an, Israël fait face à plusieurs scandales qui, tous, incriminent des directrices, auxiliaires de puériculture et autres employées de crèches et jardins d’enfants. Elles ont été reconnues de violences envers des enfants âgés de quelques mois à 3 ans. Certes, il s’agit de cas isolés mais qui jettent une lumière crue sur le problème beaucoup plus vaste de la supervision de ces structures privées ».

LE PLUS.

Avec une population très jeune (âge moyen de la population de 29.5 ans) et un taux de natalité fort (2.7 enfants par femme), la société israélienne est connue pour être « child-oriented ». Pourtant, les congés maternités sont en moyenne de 12 semaines. Dans certaines entreprises comme « Teva » ou « Intel », les parents ont quelques avantages : flexibilité des horaires, télé-travail… En Israël, on ne trouve pas de crèches d’entreprises à proprement dites.

Ainsi, la population active est en recherche permanente de structures adaptées à leurs besoins. Face à cette demande, l’offre est très hétérogène, un marché « gris », pas encore très organisé s’est formé depuis une dizaine d’années. Les crèches subventionnées par l’État (sous la responsabilité du Ministère du travail) et les crèches privées représentent respectivement 18 et 25% du marché de la petite enfance.
Les crèches subventionnées sont celles des réseaux Wizo, Naamat et Emouna. Historiquement, ces associations, qui remplissent les critères imposés par le Ministère de l’Industrie, se sont formées pour aider à l’intégration des femmes sur le marché du travail. Elles ont un statut particulier, celui d’associations à but non lucratif. Toutefois, elles manquent souvent de moyens pour se moderniser et pour créer un environnement plus agréable pour l’enfant.

Une crèche ! Oui mais à quel prix?

Les frais sont en fonction du revenu des parents et du nombre d’enfants pris en charge. Ces crèches ont pour cible toute la population: les places sont donc souvent limitées et ne répondent pas forcément aux exigences des parents (pas de flexibilité des horaires, trop de jours de vacances).

Devant ce manque de structures, et le manque de réglementation, de nombreuses crèches privées se sont installées dans tout le pays. De nombreuses crèches privées sont rattachées au syndicat des « gans pratims » et doivent se plier aux exigences du ministère de l’Industrie à savoir des salles séparées, une salle forte, un nombre définies de puéricultrices. Les crèches privées sont plus flexibles et se différencient par les activités qu’elles proposent aux enfants. Dans les crèches privées, les prix sont très hétérogènes et dépendent de leurs emplacements.

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