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En prenant exemple sur le centre israélien de Beer-Sheva, le gouvernement songe à créer un campus pour rassembler les cadors français de la cybersécurité, qu’il s’agisse des industriels (comme Orange Cyberdefense, Atos, Thales ou Capgemini), des startups, du monde universitaire, de la recherche, ainsi que certaines agences et ministères.

Car si la France a une expertise indéniable dans le domaine cyber elle souffre du fait que ses talents humains ont tendance à émigrer aux USA.Le gouvernement en a bien conscience, et cherche, par tous les moyens, à enrayer cette fuite des cerveaux. L’enjeu est des plus importants à l’heure où les cybermenaces sont de plus en plus grandes, et les cyberattaques, qui émanent parfois des États, de plus en plus dévastatrices.

Aux yeux de l’exécutif, l’endroit a vocation à davantage fédérer l’écosystème français de la cybersécurité, tout en le positionnant, à l’échelle mondiale, comme un pôle d’excellence pour attirer les talents, et surtout les conserver. L’idée aurait, nous dit-on, germé suite à une visite d’Emmanuel Macron en Israël, très réputé pour son expertise en cybersécurité, et dont le centre cyber de Beer-Sheva est une référence.

L’idée est de faire travailler industriels et experts du monde académique pour créer des filières qui permettent d’aller beaucoup plus vite dans la formation et le recrutement.

Le maximum de startups sera souhaité pour qu’elles soient très proches des industriels, ainsi que l’Anssi et d’autres services de l’État.

Si Paris est le lieu probable d’installation de ce centre, il pourrait, dans un second temps, disposer de satellites dans d’autres villes, avec des spécialités propres. Toutes ses propositions seront remises à Matignon d’ici à la fin du mois de novembre.

Source : La Tribune & Israël Valley

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