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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. En Allemagne, Israéliens et Palestiniens ont plus en commun que ce qui les divise. Ils ont le café, l’hospitalité, le houmous et ils peuvent être tous les deux être traités comme des étrangers. A Berlin, le  restaurant Kanaan est tenu par un Israélien homosexuel et un Palestinien hétérosexuel, avec un personnel composé de migrants, de personnes LGBTQ+ et de locaux.

Syriens, Kurdes, Turcs, Iraniens, Irakiens et Israéliens, Allemands, Italiens et autres du Soudan, d’Erythrée et du Tchad travaillent ensemble et les clients apprécient l’ambiance et les les affaires vont bien. Les gens viennent pour la bonne nourriture, mais ils restent pour l’atmosphère ouverte et l’expérience d’accueil. Les deux propriétaires ne sont pas d’accord sur tout, mais ils sont d’accords sur les principes fondamentaux : Israël a le droit d’être un pays, la Palestine doit être un État indépendant qui a la possibilité de construire son propre avenir et son propre héritage. Ils pensent aussi que les femmes devraient être à la tête de la recherche de la paix dans la région.

Le restaurant s’appelle Kanaan parce que c’est ainsi que s’appelait la terre avant qu’elle ne devienne Israël et la Palestine. A cette époque, tous vivaient sous une même tente. Cette approche éclaire tout ce qui est fait. Lors des débuts du restaurant, l’un voulait créer des plats à la manière israélienne ; l’autre cherchait à cuisiner à la palestinienne. Puis ils ont partagé leurs secrets : comment leur grand-mère faisait le houmous et l’autre son shakshuka.

Ils ont cherché à trouver un moyen de satisfaire leurs parents communs s’ils s’asseyaient pour manger. La nourriture est un livre d’histoire, et ils veulent en écrire un en commun.

Source : The Guardian & Israël Valley

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