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L’accès à l’eau est une préoccupation majeure dans toute les régions, où les conditions arides, conjuguées à la croissance démographique et à la médiocrité des infrastructures, font de l’eau le bien le plus précieux du monde et ce constat s’applique éviidemment au Moyen-Orient, provoquant périodiquement des troubles internes et des conflits entre pays.

Mais Israël est devenu un leader mondial dans le domaine des technologies de l’eau après avoir résolu sa propre crise aiguë de l’eau.

La révolution de l’eau du pays a été accomplie grâce à la combinaison d’une campagne nationale de conservation et de réutilisation des ressources en eau de plus en plus rares et d’une nouvelle vague d’usines de dessalement ultramodernes.

L’autre décision a été de réduire la quantité d’eau utilisée par les agriculteurs israéliens. Israël était déjà un chef de file dans la technologie de l’irrigation goutte à goutte et, pour réduire la quantité d’eau douce utilisée pour l’agriculture, le coût de l’eau pour les agriculteurs a augmenté, forçant ces derniers à se tourner de plus en plus vers l’eau saumâtre.

Environ un tiers de l’eau d’irrigation en Israël provient maintenant des eaux usées traitées dans plus de 150 usines et la percée majeure est venue avec le dessalement, le processus d’élimination du sel de l’eau de mer.

La première usine de dessalement d’Israël a été construite à Ashkelon en 2005 et aujourd’hui, jusqu’à 80 % de l’eau à usage domestique provient des grandes usines côtières de dessalement de Sorek, Ashkelon, Ashdod, Palmachim et Hadera et d’autres sont en construction, dont Sorek B, qui devrait être la plus grande du monde, avec une capacité de 200 millions de mètres cubes d’eau par an.

Le dessalement était autrefois une entreprise très coûteuse mais, en intégrant des technologies de pointe, Israël a ramené le prix de l’eau dessalée à seulement un tiers de ce qu’il coûtait dans les années 90.

La lutte contre les fuites est également un élément crucial de la conservation de l’eau. Le taux de fuite d’Israël, qui se situe entre 7 et 8 %, est le plus faible du monde, contre 30 % dans de nombreux autres pays.

Cependant, la poussée vers le dessalement a créé un certain nombre de défis sanitaires et environnementaux. L’un des problèmes est l’effet cumulatif du rejet de grandes quantités de sel dans la mer en tant que sous-produit du dessalement, ainsi que des produits chimiques utilisés dans ce processus.

Source Irishtimes & Israël Valley

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