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Fiat Chrysler a annoncé le 5 juin au soir le retrait immédiat de son offre de fusion à 30 milliards d’euros avec Renault, accusant les conditions politiques en France d’avoir compromis un projet qui aurait donné naissance au troisième constructeur automobile mondial. Les distributeurs israéliens (comme cela a été le cas dans de très nombreux pays) étaient opposés à cette fusion.

Selon Sputnik : « Selon une source proche du groupe au losange, FCA a pris cette décision après que l’État français a demandé un report du vote du conseil d’administration de Renault sur le projet afin d’obtenir le soutien de Nissan.

L’État français, principal actionnaire de Renault avec 15% du capital, a aussi cherché à obtenir des garanties sur l’emploi en France et le versement de dividendes aux actionnaires du groupe français, ont déclaré des sources informées des discussions.Après avoir appris que le conseil de Renault n’avait pas encore tranché, le conseil d’administration de Fiat Chrysler, réuni sous la présidence de John Elkann, a décidé de retirer avec effet immédiat l’offre qu’il avait déposée neuf jours avant.

Renault avait annoncé quelques minutes plus tôt, dans un communiqué distinct publié après environ six heures de réunion, que son conseil d’administration n’avait «pas été en mesure de prendre une décision en raison du souhait exprimé par les représentants de l’État français de reporter le vote à un conseil ultérieur».

Comme le rappelle Reuters, les administrateurs s’étaient réunis pour la deuxième journée d’affilée «afin de continuer à étudier avec intérêt la proposition de FCA concernant une potentielle fusion à 50/50», a ajouté le conseil dans son communiqué ».

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