Partager

En Israël, Benjamin Nétanyahou nomme Amir Ohana, ministre de la Justice. Selon des sources politiques citées par le quotidien Haaretz, le juriste a été nommé “car, contrairement aux autres membres du Likoud, il est favorable à une modification” du droit israélien “qui conférerait l’immunité aux premiers ministres en exercice”. Benjamin Nétanyahou est menacé depuis février d’inculpation dans trois affaires de corruption.

LE PLUS. DANS TIMES OF ISRAEL (AVANT LA DEMISSION A LA KNESSET)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué qu’il ne chercherait pas à faire adopter une loi susceptible de lui assurer l’immunité face aux soupçons qui pèsent sur lui dans des affaires de corruption. Il a paru légèrement se rétracter ensuite, au cours d’une très rare interview accordée samedi.

Interrogé par la Douzième chaîne, Netanyahu a réfuté l’idée qu’il chercherait une loi empêchant l’inculpation d’un Premier ministre en exercice – ce qui lui permettrait de toute évidence d’échapper aux charges dans trois dossiers de corruption l’impliquant directement.

« Je ne me suis pas impliqué là-dedans et je n’ai pas l’intention de le faire », a-t-il dit à la journaliste Keren Marciano, précisant qu’une telle initiative était « hors de question ».

Des spéculations laissent entendre que Netanyahu pourrait conditionner l’entrée au sein de la coalition qu’il espère former au soutien de ses éventuels partenaires d’un texte dit de « loi française », qui le protégerait de toutes poursuites judiciaires durant son mandat. Lors d’un événement organisé ce mois-ci par le Times of Israel, le leader du parti Kakhol lavan, Yair Lapid, a prédit que si Netanyahu devait être réélu, il adopterait immédiatement trois législations qui lui accorderaient l’immunité face aux procureurs.

En 2017, la ministre de la Justice Ayelet Shaked, qui appartient désormais à la formation HaYamin HaHadash, avait offert un soutien prudent à une version d’une législation établie sur le modèle d’une loi française qui garantit à un chef de gouvernement en exercice l’immunité face à la justice, après sa présentation par le député du Likud David Bitan qui fait lui-même l’objet d’une enquête. Toutefois, au mois de mars, le leader de HaYamin HaHadash, Naftali Bennett, a expliqué que son parti ne défendrait pas un texte prônant l’immunité rétroactivement.

Le député Bezalel Smotrich, numéro deux de la nouvelle Union des partis de droite et président de la formation Union nationale, a présenté au début du mois un projet de loi accordant plus de pouvoirs aux députés pour bloquer les inculpations décrétées contre des membres de la Knesset – y compris contre le Premier ministre.

Partager