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Un article de Jean Klein pour Israël Valley. Les Etats-Unis ont modifié les règles de leur financement militaire après d’Israël, ce qui oblige Tel Aviv à dépenser une part sans cesse croissante des fonds apportés auprès d’entreprises américaines, ce pourcentage allant en augmentant.

On en arrive à un paradoxe. L’armée de l’air israélienne qui a un besoin urgent d’avions ravitailleurs, ce qui explique la commande des KC-46 (Cf article Israël Valley) ne peut plus faire appel à IAI du fait de ces règles. En revanche, les plus grands rivaux de Boeing, Lockheed Martin et Airbus, se sont adressés au gouvernement israélien avec leur propre proposition d’avions, par ce que l’Airbus A-330 MMRT peut être assemblé dans une usine Airbus à Mobile, en Alabama, ce qui correspond au seuil d’assemblage demandé par les USA.

Et même les exportations israéliennes sont affectées par la tendance à l’américanisation. Ainsi, Rafael va faire équipe avec Lockheed sur ses armes intelligentes SPICE et Spike, filiale d’IAI s’associe à Lockheed pour la construction d’un radar.

Rafael et Lockheed Martin ont annoncé un partenariat « pour développer, commercialiser, fabriquer et soutenir conjointement les kits d’assistance Smart, Precise Impact and Cost-Effective (SPICE™) de Rafael à vendre aux Etats-Unis « .

SPICE, armement essentiellement israélien, va être « américanisé » pour permettre à Lockheed de l’offrir à ses clients du monde entier, en particulier aux exploitants des F-16 Falcon et F-35 Joint Strike Fighter de Lockheed.

Pendant ce temps, la filiale électronique d’IAI, ELTA, s’associe à Lockheed pour le concours de radar de défense anti-aérienne et antimissile de niveau inférieur de l’armée américaine. Le LTAMDS est né d’un effort de modernisation du radar du Patriot, mais il est maintenant destiné à jouer un rôle plus large dans l’avenir de l’armée de terre en matière de missiles et de systèmes aériens.

Source : Breaking Defense & Israël Valley

 

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