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SPECIAL ISRAELVALLEY. Selon des sources concordantes d’IsraelValley à Tel-Aviv (informations publiques venant des médias israéliens, surtout le Haaretz en hébreu, Think Tanks, groupes d’experts universitaires, et journalistes spécialisés), les activités d’espionnage de l’Iran en Allemagne sur des cibles israéliennes sont « hautement probables ».

Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont aggravées depuis que le président Donald Trump s’est retiré de l’accord sur le nucléaire de 2015 entre l’Iran et plusieurs puissances mondiales et a rétabli les sanctions imposées à Téhéran. Le mois dernier, en réponse à ce que les autorités américaines ont qualifié de menace imminente, les États-Unis ont annoncé qu’ils achemineraient un porte-avions et d’autres actifs dans la région.

LE PLUS. Pour mémoire, un article publié en allemand et traduit par la presse libanaise sur l’espionnage iranien en Allemagne sur des cibles israéliennes : « Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué fin décembre l’ambassadeur iranien afin de rappeler Téhéran à l’ordre, rapporte Reuters.

Les autorités allemandes ont lancé une vaste opération nationale visant à appréhender dix espions iraniens présumés, suspectés d’avoir « espionné des personnes et institutions israéliennes pour le compte d’une organisation iranienne », rapporte le quotidien israélien Haaretz, citant l’agence Associated Press.

Selon Stephan Biehl, un porte-parole du Bureau des procureurs fédéraux, cette opération a été initiée sur base d’informations provenant du service de renseignement intérieur allemand, en charge du contre-espionnage. M. Biehl a toutefois refusé de commenter l’hypothèse avancée par le Haaretz ainsi que par l’hebdomadaire allemand Focus et selon laquelle les suspects espionnaient des Israéliens présents sur le territoire allemand.

Le Haaretz rappelle dans ce cadre l’information rapportée la semaine dernière par l’agence Reuters selon laquelle le ministère allemand des Affaires étrangères avait convoqué fin décembre l’ambassadeur iranien afin de rappeler Téhéran à l’ordre et lui demander de ne pas espionner sur son territoire des individus ou des organisations proches d’Israël.

Le ministère avait considéré ces surveillances de ressortissants israéliens comme des « violations flagrantes de la législation allemande ». Reuters avait ajouté, citant une source ministérielle, que le directeur de la section politique du ministère des AE avait affirmé, lors de sa rencontre avec l’ambassadeur iranien, que « de telles activités sont complètement inacceptables et ne seront pas tolérées ».

En mars dernier, un ressortissant pakistanais, Haidar Syed Mustufa, avait été condamné pour avoir espionné en 2015, pour le compte des Gardiens de la révolution, le professeur franco-israélien Daniel Rouach et l’ancien député social-démocrate et ex-président de la Société germano-israélienne (DIG) Reinhold Robbe.

Dans leur rapport annuel, publié en juillet dernier, les services de renseignement intérieur allemand ont particulièrement mis l’accent sur les activités d’espionnage de l’Iran, soulignant qu’elles ciblaient surtout des ressortissants israéliens ou pro-juifs ».

 

 

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