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Invoquant la présence d’un trafic de drogue massif, la police israélienne a décidé de mettre un terme au Doof Festival, qui devait se tenir du 7 au 9 juin 2019 à Hamat Gader, près du lac de Tibériade.


Protestant contre une annulation jugée injustifiée, des centaines de personnes ont manifesté à Tel Aviv vendredi dernier.

Si le bilan est léger, une quinzaine d’arrestations et quelques blessés, la colère gronde.
Pour les fêtards israéliens, le Rubycon a été franchi le week-end dernier. Après la fermeture de plusieurs piliers de la vie nocturne de Tel Aviv, dont le célèbre Breakfast Club, puis l’annulation du ShuShan Purim Carnival, c’est au tour du Doof, rendez-vous incontournable de la scène trance locale, de subir les foudres de l’État hébreu.
Une décision qui a déclenché le courroux du public et des affrontements sur la place Rabin.
Vieux de quinze ans, ce festival se tenant chaque année sur le site de Hamat Gader, à deux pas du célèbre lac de Tibériade, a été annulé quelques jours avant sa tenue les 7 et 9 juin 2019.
La raison officielle, selon la police, est la présence suspectée d’un trafic de drogue massif durant l’évènement. Le festival, indique le journal Haaretz, disposait pourtant des autorisations nécessaires et a fait appel de cette décision jugée injuste à la Cour Suprême, qui a rejeté la demande.
Le Doof, qui a annoncé le remboursement à venir des tickets sur Facebook, subit des pertes lourdes. 1,7 millions de shekels, soit près de 400 000 euros, estime un membre de l’équipe organisatrice, qui a également lancé une cagnotte en ligne pour se renflouer.
Du côté des festivaliers, la pilule ne passe pas. Vendredi dernier, plusieurs centaines d’entre eux se sont ainsi réunies pour protester et danser place Rabin, à Tel Aviv, sur fond de psytrance.
La manifestation a été dispersée dans la violence par la police à cheval, et une quinzaine de personnes ont été arrêtées.
« La police et la Cour Suprême nous ont renvoyés à la maison, mais nous nous soulevons avec nos voix puissantes et claires. C’est la première étape d’une guerre », s’est exclamé un manifestant.

Source Trax Mag et Koide9enisrael

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