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Le Bitcoin a de nouveau progressé et dépassé la barre des $13 681, enregistrant des gains importants pour les traders.

En Israël, Bits of Gold, leader des transactions en bitcoins sur ce marché est très optimiste sur l’avenir de ce secteur. Le franco-israélien Youval Rouach, CEO de Bits of Gold (Tel-Aviv), est très souvent invité par les médias israéliens pour expliquer la progression spectaculaire de cette crypto-monnaie.

Selon (1) : « Le prix de la première cryptomonnaie du marché semble inarrêtable et a plus que triplé depuis le début de l’année, atteignant un nouveau sommet en 2019 pour une capitalisation boursière de plus de 200 milliards de dollars. Les volumes de recherches Google liés à la cryptomonnaie n’ont toutefois encore que très peu progressé, illustrant un intérêt assez faible du grand public en comparaison à la fin de l’année 2017, une période durant laquelle les volumes de recherche avaient atteint des niveaux records ». (1) cryptonaute.fr

LE PLUS. Un article de Fabien Aufrechter. (2) « Devant la Bourse de Tel Aviv se dresse une « Bitcoin Embassy », un petit espace où la communauté crypto se réunit tous les dimanches soirs. Des affaires en vrac y sont entreposées : c’est un espace en partage, une véritable synagogue 3.0.

Israël est sans doute l’un des États au monde où l’écosystème crypto est le plus développé. Et pour cause, la « start-up nation » est à la pointe en matière d’innovation. Après la cybersécurité et les fintechs, l’« État juif » s’est ainsi emparé avec véhémence des technologies blockchain. Déjà, plusieurs centaines de bars et restaurants y acceptent les paiements en crypto-actifs et des dizaine d’entreprises se sont développées pour surfer ou servir la vague crypto.

Mais il suffit de discuter quelques heures avec ceux qui fréquentent l’ambassade Bitcoin de Tel Aviv pour comprendre que les vraies racines de l’engouement israélien pour les crypto-actifs sont plus profondes qu’il ne pourrait le sembler. Ces habitués sont jeunes et pour la plupart à peine sortis du service militaire. Ils sont triplement désabusés : d’abord par ce qu’ils ont vécu durant leurs deux années de service militaire ; ensuite par une situation politique qu’ils jugent délétère et, finalement, par la bulle immobilière cumulée à la situation financière du pays qu’ils ressentent de plus en plus au quotidien.

Leur ras-le-bol généralisé s’est donc cristallisé sur la source même de l’État d’Israël : la religion. Et comme si l’athéisme était une réponse impossible en Terre Promise, ces jeunes se sont créés leur propre Dieu pour se rebeller. Ce dernier est anonyme, global, transversal et sans frontière : Bitcoin.

Si Bitcoin est donc la nouvelle religion en vogue à Tel Aviv, les prophètes en sont certainement les entreprises qui parviennent à utiliser ces nouvelles valeurs pour réaliser des levées de fonds plus ou moins impressionnantes. En 2017, le projet Bankor levait ainsi 150 millions de dollars en moins de trois heures ! Mais au-delà de tels cas particuliers, c’est près de 600 millions de dollars en crypto-actifs qui ont été levées par les startups israéliennes en 2018 pour financer leurs développements.

Et cet essor, c’est sans doute dans le Quartier des Diamantaires (Ramat Gan) qu’il est le plus sensible : les grattes-ciels des consortiums d’entreprises crypto aux mains de quelques jeunes « milliardaires du Bitcoin » se dressent les uns contre les autres. S’agit-il de nouvelles tours de Babel ? Les risques de piratage sont réels (Bankor fut victime d’une telle attaque l’été dernier) et les cours des crypto-actifs restent très volatiles : c’est d’ailleurs probablement la limite la plus réel à l’idéologie Bitcoin.

(2) http://www.lejournalinternational.info/bitcoin-un-nouveau-dieu-en-terre-disrael/

 

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