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Israël comprend également des chrétiens et des Druzes d’expression arabe, une communauté circassienne et une très petite communauté arménienne. Contrairement à la grande majorité des Arabes israéliens, les Druzes sont soumis au service militaire obligatoire. La communauté druze représente seulement 2% de la population israélienne.

A la création d’Israël, le Premier ministre David Ben Gourion n’oublie pas le soutien druze. L’aide apportée par cette communauté aux mouvements sionistes est par ailleurs considérée comme une trahison par le reste des Arabes. Les Druzes ne peuvent donc plus se tourner vers les mouvements arabes, et entament ainsi une relation privilégiée avec l’Etat d’Israël.

L’obligation du service militaire, constitutif de l’attachement des Druzes à l’Etat d’Israël. Dès 1948, la communauté druze intègre progressivement l’armée israélienne. Contrairement aux Arabes israéliens sunnites et chrétiens, les hommes druzes sont soumis à l’obligation d’effectuer leur service militaire depuis 1956. En échange de leur participation à l’effort de guerre, les Druzes obtiennent une autonomie communautaire, « ratifiée par la Knesset en 1963 ».

La doctrine développée par les Druzes est un dérivé de l’ismaélisme. Officiellement nommée Din al-Tawhid (religion de l’unité divine), elle constitue une synthèse de divers courants religieux et intellectuels. Elle contient à la fois des éléments issus du mysticisme musulman et de la pensée coranique, mais également des éléments issus de religions perses et indiennes, du néoplatonisme, du gnosticisme et du messianisme. La discipline religieuse druze constitue un courant monothéiste par excellence et insiste sur l’unité absolue de Dieu.

Il n’y a ni liturgie, ni lieux de culte dans la religion druze. La doctrine des Druzes est secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation (d’aucuns affirment que les Druzes répandent cette idée afin de dissuader les gens de les questionner sur leur religion), elle s’appuie sur la croyance en la métempsycose. En effet, certains versets du Coran sont parfois interprétés comme allant dans le sens de la métempsycose. Par exemple, Sourate 2:28 (Al-Baqara) : « Comment pouvez-vous renier Allah alors qu’Il vous a donné la vie, quand vous en étiez privés? Puis Il vous fera mourir; puis Il vous fera revivre et enfin c’est à Lui que vous retournerez. ».

Les Druzes rejettent la charia et les obligations rituelles qui en découlent. Au Liban, la communauté a été dirigée en partie par les familles Joumblatt et Hamadé. Les cheikhs Hamadé, Farid Hamadé en particulier, sont connus notamment grâce aux Cheikhs Akl Druze Rachid, Hussein et Mohammed. Ce sont des cheikhs Akl Druze Yazbakis qui s’opposaient aux Joumblattis. Ils sont descendants de l’imamat depuis maître Hamza ben Ali.

La plus haute autorité religieuse et spirituelle est la Machyakhat al Akl, le cheikh Akl Druze. Il y a toujours eu un cheikh Akl Druze Yazbaki et un autre Joumblatti, aucune famille ne pouvant prétendre au monopole de la direction des affaires de la communauté. Aujourd’hui, la politique impose un seul Cheikh Akl qui a perdu son autorité. Le pouvoir que détenaient les Cheikhs Akl Hamadé était d’ordre initiatique, basé sur « La Sagesse ». À cause de la pression des hommes politiques, particulièrement les Joumblatti, la communauté perd en quelque sorte son ressort proprement religieux. La cause principale en est l’orientation de la communauté pour des raisons essentiellement d’ordre politique.

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