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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Chez les Chrétiens, l’image du pharisien (groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu avec les sadducéens)  n’est pas la meilleure et ce mot signifie souvent une personne hypocrite ou présomptueuse.

Or, pour beaucoup de Juifs, les pharisiens sont les fondateurs du judaïsme rabbinique et donc leurs ancêtres spirituels » et ceux-ci ont fait reproche au pape François qui mentionne à répétition les « hypocrites » pharisiens, car les érudits des deux religions estiment que ce stéréotype négatif a alimenté des siècles d’antijudaïsme catholique.

Les relations entre catholiques et Juifs ont pris un nouveau départ grâce à un document du Concile Vatican II, « Nostra Aetate », qui en 1965 a enfin prôné le respect du judaïsme. Pendant des siècles, l’origine juive de Jésus avait été occultée et les Juifs présentés comme un peuple déicide. Un demi-siècle plus tard, un congrès d’érudits, juifs et chrétiens, s’est réuni pendant trois jours à Rome dans une atmosphère cordiale pour partager leurs recherches pointues sur « Jésus et les pharisiens » et selon eux, Il revient au pape de montrer l’exemple, ont jugé les 400 universitaires et religieux reçus jeudi au Vatican ».

Le pape a encouragé les recherches historiques sur ce groupe juif pour « combattre l’antisémitisme ». Il faut aussi le présenter « de manière plus appropriée dans l’enseignement et dans les prêches » catholiques, a-t-il admis.

Pour le rabbin David Rosen, directeur des affaires inter-religieuses du Comité juif américain (AJC), la mention isolée du mot pharisien « ne transforme pas quelqu’un en antisémite », mais « c’est clairement un élément de l’antisémitisme ». Toute référence aux pharisiens devrait donc être contextualisée. L’idée est de polir les points de friction dans les relations judéo-catholiques ».

« Pour un chrétien toute forme d’antisémitisme constitue un rejet de ses propres origines », a ainsi martelé récemment François.

Source : 24 mn & Israël Valley

 

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