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Un éditorial de Nathalie Sosna-Ofir. 

Face au refus de Varsovie de restituer les biens spoliés aux Juifss de Pologne pendant la Shoah et même d’en discuter, dans son éditorial dans le Haaretz, Ofer Aderet, spécialiste de l’Histoire, regrette qu’Israël réagisse à deux voix. L’une, celle de l’Institut Yad Vashem qui accuse la Pologne de déformer l’histoire indéniable et de reconnaître son rôle dans les crimes nazis.

L’autre, celle du gouvernement israélien, où plutôt celle de celui qui le dirige, ententre Netanyahu, qui signe des accords de principe avec la Pologne histoire de préserver le statu-quo tacite sur le sujet et éviter une crise diplomatique avec une « amie » sur laquelle Jérusalem compte dans les institutions internationales aux dépends du respect des victimes.

Qui est l’ami ou l’ennemi d’Israël ? se demande-t-il. Un Etat qui d’où sont issus les nazis, ceux qui ont perpétré l’holocauste des Juifs Européens, mais qui a fait amende honorable et vient d’adopter une Loi qui qualifie le BDS de mouvement antisémite ? Ou un Etat qui a aussi été victime de la guerre mais de toute évidence collaboré en partie avec le 3ème Reich et qui refuse de l’avouer et de reconnaître la vérité historique allant jusqu’à adopter des lois dans ce sens?

Nathalie Sosna-Ofir

LE PLUS.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki : « Je ne pense pas qu’il y ait une crise profonde entre la Pologne et Israël. Je comprends qu’au cours d’une campagne électorale, certains politiciens fassent la chasse aux gros titres. Mais, de manière générale, mon gouvernement est l’un des plus pro-israéliens de l’Union européenne et à l’ONU. Nous critiquons ouvertement les initiatives de BDS (Boycott, Divestment, Sanctions) contre Israël ».

 

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