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Nathalie Sosna-Ofir.

Alors que la plupart des créateurs israéliens produisent leurs vêtementst à l’étranger et quelques rares encore en Israël, la chaîne de prêt-à-porter israélienne DISCRET, plus de 60 points de vente dans le pays, assemble ses vêtements non seulement dans des petites usines situées sur le territoire de l’Autorité Palestinienne, à Naplouse, Jénine, Tulkarem, ou Ramallah mais surtout à Gaza.

Une décision prise il y a deux ans au moment où la coordonateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires cherche les moyens d’encourager l’industrie et la production à Gaza sans que les travailleurs soient obligés de quitter l’enclave.

Jacko Gabbay, le propriétaire de Discret, fonde en partenariat avec un gazaoui Nabil Boav, l’usine qui emploie 700 personnes et produit la grande majorité des produits de la marque dont une partie significative destinée à la communauté orthodoxe.

Chaque jour, confie Jacko Gabay, Nabil vient à nos bureaux à Petach Tikva en Israël. Il apporte des échantillons et rencontre nos créateurs. Il repart ensuite à Gaza produire nos vêtements.

Les matières premières et les vêtements assemblés passent via le point de passage Kerem Shalom. Même pendant la dernier cycle de violence entre Israël et Gaza, alors que des centaines de roquettes sont sont tirées sur l’état hébreu, l’usine à Gaza continue de fonctionner tout à fait normalement. « Je prie que grâce à cette coopération l’avenir de nos petits enfants sera meilleur » espère Jacko Gabbay.

En tout cas ce qui est sûr, c’est que les gazaouis veulent travailler et subvenir aux besoins de leurs familles, « quand on coud on ne creuse pas de tunnels contre Israël ».

Nathalie Sosna-Ofir
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