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Un article de Jean Klein pour Israël Valley. C’est à Fleurus, en Belgique, qu’a été implantée une nouvelle usine révolutionnaire de production d’isotopes médicaux, un des quatre endroits sur la terre où l’on produit du technétium-99 (Tc-99), de loin le radio-isotope le plus prisé pour le diagnostic du cancer ou des maladies cardiovasculaires.

Ce centre a été financé par l’Institut national des radioéléments (IRE) qui a investi 250 millions d’euros dans la construction de deux lignes de production à Fleurus sur la base de la technologie du géant néerlandais des puces électroniques ASML. Un ingénieur de cette entreprise avait mis au point un mode de fabrication révolutionnaire d’isotopes radioactifs sans utiliser des déchets nucléaires.

Le matériau nucléaire privilégié par les médecins pour dépister les tumeurs. « Nous fournissons ces radio-isotopes à un quart de la planète et quasi à toute l’Europe, mais aussi en Amérique et en Israël, souligne la chef de projet Veerle Van de Steen. Cela représente de belles ventes et des marges bénéficiaires confortables. »

Chaque année, quelque 6 millions de diagnostics ou de traitements sont effectués dans le monde grâce aux radio-isotopes produits par l’IRE. Cela représente près de 30.000 patients par jour.

L’IRE s’investit à 100% dans les isotopes destinés à l’imagerie médicale et pas du tout dans les isotopes thérapeutiques, pourtant très prisés en médecine actuellement, mais le marché des diagnostiques est tellement vaste que l’entreprise ne voit de raison de dévier de son choix.

Ces trois dernières années, le chiffre d’affaires de l’IRE a bondi, passant de 59 à 90 millions d’euros. Dans le même temps, l’institut a engrangé un total de 62 millions d’euros de bénéfice net. Avec des fonds propres de 138 millions – un peu moins de trois-quarts du total du bilan – l’IRE dispose d’un puissant levier financier pour contracter des emprunts destinés à construire une nouvelle usine.

Source : L’Echo Belgique & Israël Valley

 

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