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Les États-Unis annoncent la tenue d’une conférence les 25 et 26 juin à Bahreïn pour encourager l’investissement en Cisjordanie, à Gaza et dans la région, sans aborder les questions politiques. Une initiative immédiatement dénoncée par les responsables palestiniens.

La Maison-Blanche a annoncé dimanche 19 mai le premier volet de son plan de paix au Moyen-Orient : l’organisation fin juin à Bahreïn d’un “atelier économique” pour “encourager les investissements en Cisjordanie, à Gaza et dans la région”, rapporte CNN. Intitulé “De la paix à la prospérité”, il doit avoir lieu les 25 et 26 juin à Manama, la capitale de Bahreïn.

“Cet atelier est une occasion unique de réunir des représentants du gouvernement, de la société civile et du monde des affaires pour échanger des idées, discuter de stratégies et galvaniser le soutien aux investissements et initiatives économiques qui pourraient être rendus possibles par un accord de paix”, a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué. (Source : Courrier International)

LE PLUS. Pauvreté et chômage font partie du quotidien des habitants de la bande de Gaza, où deux-tiers de la population active n’a pas d’emploi. Parmi les classes les plus touchées, celle des jeunes, qui représentent 70% des Palestiniens au chômage. Conséquence de cette situation, ils sont nombreux à vouloir quitter l’enclave côtière.

En 2018, 35.000 personnes ont quitté Gaza au cours de l’année. Ces dernières sont pour la plupart de jeunes diplômés, issus de familles d’un niveau socio-économique élevé. Cependant, pour éviter la fuite des cerveaux locaux, les autorités palestiniennes et égyptiennes délivrent les autorisations de sortie au compte-gouttes. Une situation particulièrement inquiétante : selon des rapports israéliens, le chômage endémique dans la bande de Gaza fait augmenter le nombre de candidats au Djihad.

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