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Un article IsraelValley basé sur des chiffres d’un article paru récemment (1). Le show réunit entre 180 et 200 millions de téléspectateurs, devant leur téléviseur ou devant le live YouTube, et ce, à travers 45 pays, selon Eurovision TV. Les spots publicitaires s’arrachent à des prix d’or. L’Eurovision représente pour Israël un véritable investissement, semblable à des événements d’envergure tel que le mondial de football. Des centaines de projecteurs, un écran LED gigantesque, la location et l’aménagement du complexe faisant office, pour l’occasion, de plateau de télévision, l’installation souvent d’un «Eurovision Village» ou encore les campagnes de publicité… les dépenses pour le diffuseur israélien KAN sont nombreuses.

La France est l’un des cinq plus grands contributeurs financiers, aux côtés du Royaume-Uni, de l’Italie, de l’Espagne et de l’Allemagne. Une participation qui leur concède le statut privilégié, depuis 1999, d’être directement qualifiés pour la finale.

La production de l’émission est financée par KAN, le radiodiffuseur dans le cadre de son budget annuel. Les sponsors ainsi que les revenus générés sur les plateformes en ligne à l’image de YouTube contribuent également au budget. Eurovision TV précise que d’autres éléments tels que la logistique de l’événement ou les spots de présentation des candidats, sont financés par exemple par l’office du tourisme du pays et de la ville hôte. Par ailleurs, le gouvernement octroie traditionnellement au radiodiffuseur hôte 30 % du financement intégral du concours.

Si les retombées économiques sont difficilement quantifiables, il est judicieux de s’essayer à l’exercice en regardant notamment l’investissement de base, les chiffres officiels du tourisme ainsi que les créations d’emplois durant la période du concours.

Cette année, Israël est le premier pays à ne pas soutenir financièrement le diffuseur public israélien KAN pour organiser l’événement, affirme Eldad Koblenz, le PDG de l’Israélien Broadcasting Corporation. Les deux tiers du budget 2019, qui s’élève à 30 millions d’euros sont des subventions gouvernementales sous la forme d’un prêt qui devra être remboursé dans une quinzaine d’années. «Nous finançons intégralement cet événement d’une nuit avec un budget destiné à soutenir notre programmation initiale pour la prochaine décennie», affirme à la presse israélienne Eldad Koblenz.

 Résultat, les contraintes budgétaires ont fait flamber les prix des billets, qui sont vendus trois fois plus chers que l’année dernière à Lisbonne. À titre d’exemple, le pack réservé aux fans de l’Eurovision, permettant d’assister aux demi-finales et à la finale de ce samedi, a atteint le prix faramineux de 1300 euros, contre les 600 euros habituels. Par ailleurs, tandis que la municipalité de Tel-Aviv attendait quelque 20.000 touristes pour l’occasion, seuls 5000 à 7000 seront présents, selon l’Association des hôtels de Tel Aviv.

(1) Claudia Cohen pour Le Figaro
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