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En Israël, le candidat de la France a marqué les esprits. Bilal Hassani est adoré par le public gay en Israël. Arborant des perruques blondes, bleues, et un look androgyne, Bilal Hassani est le candidat idéal pour les jeunes israéliens de la communauté LGBT. Selon France24 : « Pour certains, ce concours est le summum du mauvais goût. Mais près de 200 millions de téléspectateurs suivent chaque année l’Eurovision, mélange de glamour, paillettes et costumes extravagants. Il suscite notamment l’engouement du public gay ».

LE PLUS. Selon France 24. « L’extravagant concours annuel de l’Eurovision débute mardi à Tel-Aviv, Israël espérant profiter de ce rendez-vous musical européen pour redorer son image malgré des appels au boycott. Tel-Aviv a été désignée ville hôte de l’édition 2019 après la victoire de la chanteuse israélienne Netta Barzilai en 2018 au Portugal, avec son tube « Toy » (jouet) inspiré par l’esprit de la campagne #MeToo contre le harcèlement sexuel.

Présenté par les organisateurs comme « le plus grand spectacle de divertissement télévisé au monde », l’Eurovision a été créé en 1956, et a notamment fait connaître le groupe suédois ABBA. Le concours européen s’est élargi au fil des ans pour inclure d’autres pays, comme l’Australie et Israël, membres de l’Union Européenne de Radio-télévision (UER), qui organise l’Eurovision.

La compétition s’est fait l’écho par le passé de rivalités géopolitiques: l’édition précédente s’est tenue à Kiev, en pleine crise entre la Russie et l’Ukraine. Cette année, le conflit israélo-palestinien a suscité de vives divisions. Une cinquantaine de personnalités britanniques, dont le chanteur Peter Gabriel et le cinéaste Ken Loach, ont appelé à boycotter l’édition pour protester contre la « violation systématique par Israël des droits des Palestiniens ».

La reine de la pop Madonna a également été appelée à annuler sa représentation, prévue pour la finale de l’Eurovision le 18 mai, selon le producteur Live Nation Israel. Admiratrice de la tradition mystique juive de la Kabbale, Madonna s’est produite plusieurs fois en Israël. Le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), d’origine palestinienne, a appelé à boycotter l’événement dans le cadre de sa campagne internationale contre l’occupation par Israël des territoires palestiniens.

« Nous, chanteurs, auteurs-compositeurs, danseurs, musiciens et autres artistes palestiniens, invitons tous les finalistes de l’Eurovision 2019 à se retirer du concours », a indiqué le mouvement sur son site internet. Les organisateurs ont rejeté ces appels à boycotter l’événement auquel participent 41 pays. Le chanteur néerlandais Duncan Laurence est le grand favori avec sa chanson « Arcade », selon les bookmakers du site internet indépendant Eurovision World.

– « Voix de la jeunesse LGBT » –

Malgré les appels au boycott, Tel-Aviv prépare l’événement, mettant en avant son image de « ville gay-friendly ». « L’Eurovision est l’opportunité d’avoir une visibilité mondiale incroyable », a récemment déclaré le maire de cette ville côtière, Ron Huldai, lors d’une conférence de presse. « Tel-Aviv accueillera des milliers de touristes, environ 1.500 journalistes et sera vue par des dizaines de millions de téléspectateurs », a-t-il ajouté.

Si la performance de Netta Barzilai a marqué les esprits, le candidat israélien de cette année Kobi Marimi n’est lui pressenti qu’à la 25e place avec sa balade en anglais « Home », qui inclut des passages d’opéra. Parmi les favoris, le Français Bilal Hassani, 19 ans, avec sa chanson « Roi », se dit « content » d’être une « voix » et un « visage pour une jeunesse LGBT qui veut changer les choses ».

Bilal Hassani a subi une campagne de haine homophobe en ligne et des menaces de mort. Autres favoris: Suède, Russie et Azerbaïdjan. L’Australienne Kate Miller-Heidke a attiré l’attention avec sa chanson « Zero Gravity » inspirée d’une dépression post-natale.

– Trêve pour l’Eurovision? –

« L’organisation de l’Eurovision est importante pour Israël sur le plan de la culture populaire et sur la scène internationale », souligne le quotidien israélien Haaretz. Outre les appels au boycott, persiste la crainte de violences entre l’Etat hébreu et les groupes armés Hamas et Jihad Islamique de l’enclave palestinienne de Gaza, sous blocus israélien.

Après un premier week-end de mai marqué par des tirs meurtriers de roquettes palestiniennes sur Israël qui a mené des frappes en représailles, les Palestiniens ont annoncé un cessez-le-feu le 6 mai. La situation reste toutefois fragile après cette nouvelle vague de violences qui a tué 25 Palestiniens –combattants et civils– et quatre civils israéliens.

« Le concours de l’Eurovision a peut-être empêché l’escalade », estime Tareq Baconi, analyste du groupe de réflexion International Crisis Group. La finale opposera samedi les gagnants des demi-finales, le tenant du titre, Israël, et les « Big Five », la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne –qualifiés d’office.La victoire de Netta Barzilai constitue la quatrième d’Israël qui a déjà organisé l’Eurovision à Jérusalem en 1979 et 1999″.

LE PLUS. De l’envoyé spécial à Tel-Aviv (Israël) de 20Minutes, Fabien Randanne (Copyrights).

« Une bonne répétition, c’est une bonne manière de commencer la journée ! » Ce dimanche matin, Bilal Hassani est arrivé avec le sourire à la conférence de presse qui a suivi sa deuxième répétition, bien maîtrisée, sur la scène de l’Eurovision.

Après avoir créé la surprise vendredi lors de son premier passage, le chanteur français de 19 ans a gagné des aficionados en salle de presse. Beaucoup lui promettent désormais une place dans le Top 10 en finale – qui se tiendra samedi 18 mai –, et certains l’envisagent même comme un gagnant potentiel. Du côté des bookmakers, il est devenu ce dimanche midi le troisième favori pour la victoire, derrière la Suède et les Pays-Bas.

« Je sais que cela ne veut pas forcément dire grand-chose »

Cependant, Bilal Hassani veut se tenir à l’abri de ce petit monde de cotes, de paris et de pronostics. « La première chose que j’ai faite après la première répétition vendredi a été de donner mon téléphone à ma mère, donc je ne suis plus connecté aux réseaux sociaux actuellement. Si vous voyez des messages ou des photos postées sur mon compte, c’est parce que j’ai demandé à un ami de les publier pour moi, explique l’artiste. Je ne savais donc pas ce qu’il en était des bookmakers… Jusqu’à ce samedi soir. »

Lizzy Howell, l’une des danseuses qui l’accompagnera sur scène raconte qu’elle a lâché le morceau – la France était alors cinquième chez les bookmakers : « J’ai dit que ça faisait du bien et là, tout le monde a fait de gros yeux… »

« Je ne veux pas trop regarder ça, affirme Bilal Hassani. Je sais que cela ne veut pas forcément dire grand-chose. » Il n’a pas tort de garder la tête froide : être en bonne position chez les pros des paris est généralement bon signe, mais cela n’est pas une science exacte et des bonnes surprises et désillusions surviennent chaque année.

« Même la dernière place me conviendrait »

Il n’empêche qu’à Tel-Aviv les journalistes commencent à l’interroger sur son éventuelle victoire. « Et si vous ne gagnez pas, vous préféreriez être deuxième ou neuvième [le 9 est son chiffre fétiche] », lui a par ailleurs demandé le modérateur de la conférence de presse. Réponse du tac au tac : « Les deux m’iraient. Même la 26e [et dernière] place – je ne pense pas que tout le monde soit de mon avis. Je ne plaisante pas. »

SELON GALA (Copyrights)

Alors que la 64ème édition de l’Eurovision se tiendra le samedi 18 mai prochain à Tel-Aviv en Israël, Bilal Hassani espère conquérir le cœur des millions de téléspectateurs avec sa chanson Roi. Si le jeune français a débuté les répétitions, opérant plusieurs changements dans sa performance, les premiers avis sont plutôt partagés.

Une prestation qui risque bien de marquer les esprits. Depuis sa victoire au concours Destination Eurovision en janvier dernier, Bilal Hassani travaille d’arrache-pied pour le concours de l’Eurovision, dont la 64ème édition se déroulera à Tel-Aviv en Israël, le 18 mai prochain. Le jeune chanteur de 19 ans, qui vient de sortir son premier album Kingdom, a entamé ce vendredi 10 mai les premières répétitions de sa performance sur la scène israélienne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le représentant tricolore de l’édition 2019 a créé la surprise. Comme le rapporte 20 Minutes, Bilal Hassani a apporté de nombreux changements au tableau de sa chanson Roi, coécrite avec le duo Madame Monsieur, représentants français en 2018 au concours de chant. Sur scène, la star des réseaux sociaux, adepte des looks extravagants, apparaît coiffé d’une longue perruque blonde. Il est apprêté d’un ensemble blanc immaculé, dessiné par le styliste franco-israélien Dylan Parienty. Et pour porter le message poignant de son titre sur la confiance en soi, l’ex-candidat de The Voice Kids est entouré de deux danseuses, Lizzy Howell et Lin Ching Lan, qui font de leur complexe, une force (la première est en surpoids, tandis que la seconde est malentendante).

Une chorégraphie et scénographie retravaillées qui ont fait réagir la délégation française, les journalistes et blogueurs étrangers. Certains saluent l’incroyable performance comme Stéphane Chiffre, président du fan-club français de l’Eurovision. Mais ce dernier tempère. « Il y a des petits trucs à travailler, comme des plans de caméras, mais je pense que le Top 10 est possible ». D’autres observateurs ne se risquent pas à faire de paris, comme Olivier, blogueur pour le site Oikotimes. « On ne gagnera pas. Honnêtement, je ne saurais pas faire de pronostics. Si les gens adhèrent au message, cela peut faire Top 10. Mais si ce n’est pas le cas, la France peut se classer 20e… Je pense que cette scénographie est trop intellectuelle pour un show de trois minutes », déclare-t-il au site français. Alain-Léo, un autre observateur du concours, originaire de Suisse a été « impressionné » par ce premier avant-goût du show.  »J’ai trouvé ce tableau émouvant. C’est la prestation qui m’a le plus touché depuis le début des répétitions. Inclure sur scène d’autres personnes concernées par des discriminations, c’est intéressant, cela permet à davantage de gens de s’identifier. Ce matin, j’aurais dit que Bilal Hassani se classerait autour de la quinzième place, là, je dirais qu’il a fait un grand pas pour intégrer le Top 10″.

Des avis partagés qui pourraient permettre à Bilal Hassani d’améliorer encore plus sa performance, avant son passage le 18 mai prochain sur la scène de l’Eurovision devant plus de 200 millions de fidèles. Le jeune roi des réseaux sociaux se classe pour le moment dans le top 10 selon les bookmakers, et peut toujours compter sur le soutien indéfectible de ses fans français et européens. Mais aussi d’artistes reconnus comme Matthieu Chedid et Amir qui a aussi participé au célèbre concours, décrochant la 6ème place en 2016.

LE PLUS.

L’UEJF dénonce le harcèlement homophobe subi par Billal Hassani

Depuis sa désignation comme représentant de la France à l’Eurovision, le chanteur Billal Hassani subi sur les réseaux sociaux une véritable campagne de harcèlement homophobe.

L’UEJF apporte tout son soutien à Billal Hassani ainsi qu’à toutes les victimes de la haine en ligne.

L’UEJF qui mène depuis 20 ans le combat contre la haine sur internet soutient la démarche initiée par les associations Stop Homophobie, Urgence Homophobie et Mousse.

Pour Sacha Ghozlan, Président de l’UEJF, « Ceux qui insultent Bilal, le harcèlent, appellent à son viol ou son meurtre parce qu’il est homosexuel doivent être poursuivis. Leur peur de l’altérité, de la différence nous menace tous.
Alors que les actes homophobes sont en progression, le combat mené contre la libération d’une parole haineuse doit être mené avec fermeté sur tous les fronts. Twitter, Facebook et YouTube ne peuvent se comporter comme s’ils ne faisaient que transporter des contenus sur les réseaux, ils portent une responsabilité importante dans cette banalisation des paroles racistes, antisémites et homophobes »

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