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Ce mardi matin un cessez-le-feu a été annoncé sur intercession égyptienne. Cette annonce intervient après la plus sévère confrontation entre les deux camps depuis la guerre de 2014.

L’aviation israélienne a ciblé samedi 260 objectifs du Hamas et du Jihad islamique dont de nombreuses bases et un tunnel destiné à mener des attaques en territoire israélien, selon des sources militaires. L’armée israélienne a détruit deux bâtiments de plusieurs étages dans la ville de Gaza. Elle a indiqué qu’un d’entre eux abritait les services de renseignements militaires et les services de sécurité généraux du Hamas

Dimanche soir, Emmanuel Macron a affirmé que « le cycle de la violence doit cesser » et que « tous les civils doivent être protégés ». Il « réaffirme le droit d’Israël à la sécurité, et la légitimité des aspirations du peuple palestinien ».

Selon Le Monde : « Une plaie non traitée s’infecte. Tout au long du week-end, Israël a payé le prix de cette évidence, vulnérable face aux factions palestiniennes gazaouies, malgré la puissance de son armée. Près de 690 projectiles (roquettes et tirs de mortier) ont été déclenchés depuis le vendredi 3 mai, dont 240 ont été interceptés par le système « Dôme de fer ».

Ils ont causé la mort de quatre civils israéliens, fait sans précédent depuis la guerre de l’été 2014. En 50 jours, six avaient été alors tués (et 67 soldats), contre plus de 2 200 Palestiniens.  Cinq ans plus tard, Benyamin Nétanyahou se retrouve face aux contradictions de sa gestion purement sécuritaire de Gaza. Elle consiste à éviter la guerre, aventure sans victoire possible, tout en n’assumant pas une paix négociée.

La trêve fragile entrée en vigueur lundi matin à l’aube, permettant à Israël de lever les restrictions sur les déplacements dans le Sud et de rouvrir les écoles, ne change rien à la donne. La première victime israélienne est un homme de 58 ans, sorti dans son jardin à Ashkelon, samedi soir. Un second est décédé dans la zone industrielle de la ville, dimanche.

Un homme conduisant un véhicule près du kibboutz de Yad Morechaï a été atteint, à l’arrêt, par un tir de missile anti-tank. Un quatrième roulait dans la ville d’Ashdod lorsque sa voiture a été fracassée. Les sirènes d’alerte ont retenti sans répit dans le sud du pays, mais les factions n’ont pas employé leurs roquettes de longue portée ».

Source : Le Monde.

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