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Razzouk Ink, dans la vieille ville de Jérusalem, perpétue une tradition familiale de 700 ans de tatouages de pèlerinage en Terre Sainte. Pendant des siècles, les visiteurs de la Terre Sainte (y compris les Croisés) se sont fait tatouer un symbole chrétien pour commémorer leur visite.

Selon les érudits de la bible, il n’existe d’interdiction explicite aux tatouages, même si cette procédure peut sembler être en contradiction avec la culture générale et invasive pour le corps humain.

LE PLUS. La popularité des tattoos chrétiens semble gagner de l’ampleur au lieu de décliner, en comparaison avec les autres nombreux genres de tattoos. Les croix, les crucifix et les grandes scènes dramatiques tirées d’événements bibliques sont loin d’être rares.

Les classiques portraits de Jésus-Christ seul, avec la Vierge Marie ou en groupe avec ses apôtres sont les motifs les plus demandés. Ils sont ouverts à différents styles et interprétations. Les scènes bibliques colossales, comme l’ouverture de la Mer Rouge, les 7 Fléaux, la Dernière Cène et bien d’autres, sont idéaux pour les grandes aires corporelles comme le dos et la poitrine.

Les tatouages chrétiens utilisent des objets remplis de sens comme symboles religieux. Ceux-ci parlent à l’intellect et aux émotions des Chrétiens de toutes les cultures. Ces symboles sont fixes, d’une certaine façon, mais sont aussi ouverts à l’imitation des autres traditions.

Ces symboles, qui sont principalement d’origine biblique, ont un attrait et une signification universelle. Les vagues représentent l’eau, qui est un composant essentiel du baptême. Celui-ci représente la pureté et l’assainissement, dans la chrétienté. La flamme d’une bougie représente le feu, qui symbolise à son tour la lumière du monde et le Saint-Esprit. Deux épisodes de la Bible viennent renforcer cette association: la langue de feu de la Pentecôte et le fait que les disciples du Christ l’appellent « lumière du monde ». La croix est le symbole le plus reconnaissable de la chrétienté. Il représente l’acte le plus altruiste de l’histoire chrétienne: Jésus-Christ, cloué sur la croix pour sauver l’humanité de ses péchés.

LE PLUS. Jerusalem (CNN). For 700 years, Christian pilgrims have sought out the Razzouk family for their specialist skills.

As tattoo artists, they would ink people to commemorate their spiritual journey to Jerusalem.
And they’re still very much open for business today, in a dusty back ally in the Old City. The family’s incredible history adorns the walls of the small studio as modern day pilgrims wait for their certificate in ink — typically a cross with a date.
Wassim Razzouk, 43, now runs the business. He’s busy placing the outline of a design on a former US soldier — an example of his diverse clientele. The tattoo will be an Armenian cross, which holds special meaning for Andrew Seropian, a veteran of the US campaign in Afghanistan embarking on his own pilgrimage.
« I was seven meters away from a rocket that blew up with no protection on, » says the 35-year-old from Boston. « I took the full blast … I believe I could have been dead or missing an arm, but I do believe I was protected and blessed by God and that’s why this makes it so much more. »
Pilgrims make the journey to the Holy Land searching for something. It could be an adventure, inner peace, or God. Suzy Ohannessian’s tattoo of another cross continues a family tradition started by her grandmother.
« This was really an emotional journey for me to renew my faith this for me has become an external version of what I’m feeling inside and I feel that I have a renewed and newfound faith that I feel is more permanent, » the American says.
Christians, Muslims and Jews claim Jerusalem as a holy city. It houses the holiest of sites of Christianity and Judaism and the third holiest in Islam.

High demand

The Razzouk family business began in the 14th century in Egypt then moved to Jerusalem in the 17th century after discovering there was a high demand for their services in the holy city.
« Where the ancestors started the tradition of the tattoo … of course no electricity was available and it was done by hand, » says 76-year-old Anton Razzouk, Wassim’s father, who has now retired.
« Christian tattooing has always been used as a certificate of pilgrimage, » his son adds. « The only way for people to prove … they’ve done the pilgrimage is by actually getting tattooed. »
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