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A lire ce matin la presse israélienne, il semble plus que jamais que le deal du siècle américain sensé résoudre le conflit israélo-palestinien ne tende pas sur la solution à deux états et qu’il sera tué dans l’oeuf.

« La solution à deux états évoquée dans l’initiative de paix arabe en 2002 était une bonne tentative, mais si cela avait pu fonctionner, nous aurions déjà fait la paix il y a longtemps sur cette base » a déclaré hier Jared Kushner, le conseiller principal de la Maison Blanche qui a confirmé que l’accord serait publié au mois de juin, une fois la coalition gouvernementale israélienne formée et après le Ramadan.

« Si l’on focalise sur les vieux discours traditionnels, jamais nous ne progresserons » a encore ajouté le conseiller confiant que l’équipe actuelle avait décidé d’adopter une approche non conventionnelle après avoir étudié les échecs du passé sans toutefois vouloir imposer sa volonté.

A savoir : en priorité, comment améliorer la vie du peuple palestinien. Et l’élaboration d’un plan commercial et économique solide pour toute la région. « Contrairement aux précédentes initiatives de paix qui débutait par un processus espérant parvenir à une solution, nous avons préféré commencer par une solution pour rechercher ensuite le processus qui pourrait permettre d’y parvenir » a expliqué Jared Kushner rappelant que les deux parties devront faire des compromis difficiles.

« Nous verrons si les dirigeants des deux côtés font preuve de courage pour tenter d’avancer.  » a conclu le conseiller de Trump oubliant sans doute que Netanyahu devra faire avec ses partenaires de la prochaine coalition notamment les plus à droites qui n’entendent faire aucun compromis territorial ni sur Jérusalem.

Oubliant aussi que les palestiniens qui boycottent toujours l’administration américaine l’accusant de parti pris à l’égard d’Israël, ont déjà annoncé qu’ils n’accepteront aucun accord proposé par Donald Trump malgré les pressions sur Mahmoud Abbas de plusieurs pays arabes auxquels Washington a promis des compensations économiques.

Nathalie Sosna-Ofir (Facebook page)
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