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Ils livrent les journaux au petit matin, inspectent les sacs à l’entrée des lieux publics et parfois même, fouillent les poubelles des quartiers chics. En Israël, des dizaines de milliers de retraités sont obligés de travailler ou de mendier pour survivre.
Une personne âgée sur cinq vit en-dessous du seuil de pauvreté : la précarisation des vieux Israéliens est l’un des symptômes d’une économie ultralibérale, insolemment prospère, mais cruellement inégalitaire.
La trahison de l’idéal de justice sociale des pionniers sionistes, inventeurs d’une microsociété égalitariste : le kibboutz.
D’ailleurs, même privatisées, ces communautés rurales forment toujours une bulle bienveillante pour leurs anciens. Et si la jeunesse du pays n’est pas prête à renouer avec les idéologies des pères fondateurs, elle lutte, à sa manière, pour combler le fossé social.
Au pays des start-up, des applications d’entraide aux personnes âgées rencontrent un étonnant succès.
D’un simple clic, sans s’imposer de contraintes, des milliers de jeunes soulagent la misère et la solitude des personnes âgées.
Ils utilisent les réseaux sociaux pour mener des campagnes pour les rescapés de la Shoah dans le besoin.
Et ils se battent pour défendre les droits des auxiliaires de vie de leurs grands-parents : les travailleurs étrangers philippins.
Des quartiers délabrés du sud de Tel-Aviv aux verdoyants kibboutz de Galilée, témoignage d’une réalité trop souvent occultée.
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