La France au secours de la « Jérusalem d’Afrique »

By |2019-03-15T18:45:18+03:00mars 16th, 2019|Categories: CULTURE|
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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Cette semaine, le président français, Emmanuel Macron, a visité Lalibela, une des onze églises orthodoxes rupestres d’Ethiopie, haut lieu du christianisme orthodoxe, dans le cadre d’une tournée dans l’Est de l’Afrique.

Pour les 45 millions d’Ethiopiens orthodoxes, Lalibela est la « Jérusalem d’Afrique ». Un lieu sacré qui attire chaque année des dizaines de milliers de touristes et de pèlerins et en octobre 2018, lors de son voyage à Paris, le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, lui avait demandé de l’aide pour la restauration des églises.

La France, qui, depuis, a envoyé des experts sur le site, devrait s’engager à financer leur mise en sécurité et leur restauration. Lalibela fait l’objet d’une réelle attention et cela suscite un grand espoir dans la population.

Des premiers travaux ont été menés au milieu du XXe siècle, mais les résultats n’ont pas été probants. Le père Belay Habtamu, chargé de l’église Golgotha Mikael, restaurée en 2018 grâce au Fonds mondial pour les monuments et l’ambassade des Etats-Unis, se plaint de l’enduit utilisé pour combler les fissures. Il n’est pas non plus satisfait des gouttières installées sur les toits. « J’ai peur. Je pleure quand je vois ça. Nous espérons que la France fera un meilleur travail ».

Les travaux de retrait des protections et de préservation des toits des églises de Lalibela devraient coûter plus de 9 millions d’euros, selon l’Autorité éthiopienne pour la conservation du patrimoine. La France a déjà débloqué des fonds pour financer le début des études. Mais les Ethiopiens veulent suivre tout cela de près et craignent la corruption. En 2010, un projet de reconstruction paysagère financé par la Banque mondiale, qui a entraîné le déplacement de milliers d’habitants, n’a pas satisfait les attentes. Selon les responsables locaux, léquipe française doit adopter un mécanisme de transparence permettant de savoir comment est dépensé l’argent de l’aide.
Source : Le Monde & Israël Valley

 

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