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Une roquette a été tirée depuis l’enclave palestinienne mardi 26 mars en début de soirée et l’armée israélienne a répondu par une série de bombardements.

Le Premier ministre israélien a ordonné l’envoi de renforts de l’armée dans le sud du pays.
« Nous sommes prêts à réagir avec toute la force requise contre Gaza », a prévenu Benyamin Netanyahu. Mais cette fermeté affichée peine à convaincre les riverains de la bande de Gaza.
Tout au long de la journée ce mardi, un ouvrier s’employait à déblayer les gravats de la maison de Shlomo Moskovitch. « La nuit dernière, j’ai entendu les sirènes et je me suis rendu dans ma pièce sécurisée, raconte-t-il. J’ai entendu un bruit sourd et j’ai ouvert la porte : j’ai vu de la fumée partout dans la maison. Je me suis dit que si j’avais de la fumée dans le salon, le problème était dans ma maison. »
Une roquette tirée de la bande de Gaza a touché la maison de cet habitant de Sderot, endommageant le toit et le mur d’une des chambres.
Ce mardi, les sirènes ont cessé de retentir, mais les écoles sont restées fermées et les habitants avaient pour consigne de ne pas s’éloigner des abris.
Shlomo Moskovitch ne cache pas sa lassitude face à la situation : « Cela fait 18 ans que nous avons ce problème avec les roquettes. A chaque fois, ça s’arrête, mais au bout d’un mois, 3 mois ou 8 mois, ça recommence. »
Une roquette tirée de la bande de Gaza a touché la maison d’un habitant de Sderot, endommageant le toit et le mur d’une des chambres.
Dans la soirée, une petite manifestation a rassemblé une trentaine de personnes à la sortie de Sderot.
Batia Holin, venue d’un kibboutz voisin, tient un panneau remerciant les soldats, mais dénonçant l’inaction du gouvernement.
« Je n’attends rien de ce gouvernement ou de ce Premier ministre. Je pense qu’il n’agira pas. Car s’il n’a rien fait depuis dix ans, il ne fera rien maintenant », déplore-t-elle.
« Netanyahu, rentre chez toi », scande une autre manifestante. A deux semaines des législatives, la résurgence du conflit avec les groupes armés de Gaza porte atteinte à l’image de « Monsieur sécurité » que Benyamin Netanyahu veut se donner.

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