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Cerné par les affaires politico-judiciaires, le premier ministre israélien affectionne la posture de victime face aux médias, policiers, magistrats, universitaires et anciens haut gradés de Tsahal qui veulent sa peau. Alors que ce début de campagne électorale se polarise sur sa personne, les législatives du 9 avril prennent des allures de référendum.

Ce jeudi 28 février, Benyamin Nétanyahou surgit comme un diable de sa boîte à l’heure du prime time sur les écrans. «Bibi», comme l’appellent ses partisans, tonne, ricane et surjoue la stratégie de l’émotion. Le plus haut magistrat d’Israël, le procureur général Avichai Mandelblit, vient de l’informer deux heures plus tôt par courrier de son intention de l’inculper et de le faire juger pour corruption, fraude et abus de confiance. Cerné depuis des mois par les affaires politico-judiciaires, le premier ministre, qui a toujours clamé son innocence, dénonce une «chasse aux sorcières». «Ils ne rechignent devant rien! Ils versent le sang de ma femme, ils persécutent mon fils, ils font vivre à ma famille les sept cercles de l’enfer!»

Dante n’aurait pas dit mieux. «Ils»? Ce sont les médias bien sûr, mais aussi les policiers, les magistrats, les universitaires, les anciens haut gradés de Tsahal. Bref, les élites «gauchisantes».

http://www.lefigaro.fr/international/2019/03/15/01003-20190315ARTFIG00151-en-israel-benyamin-netanyahou-seul-contre-tous.php

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