Israël fait semblant de découvrir l’absence de Total en Israël.

By |2019-02-12T20:10:12+00:00février 12th, 2019|Categories: EDITORIAL|
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EDITORIAL de Daniel Rouach. Israël a vertement critiqué le pétrolier français Total dont le PDG a déclaré qu’il était trop compliqué d’investir dans le pays, malgré son rôle de plus en plus important dans la production de gaz, rapporte dimanche le Financial Times sur son site internet.

En fait sur IsraelValley nous suivons depuis des années ce dossier.

Les israéliens n’ont jamais rien fait de très sérieux pour attirer vraiment le Groupe Total. Pour l’américain Intel, qui vient de décider d’investir en Israël, des encouragements extraordinaires ont eu lieu (réductions de taxes énormes).

Les concurrents de Total ont toujours tenté de se préserver le marché israélien. Et les israéliens le savent. Yuval Steinitz, dans un environnement  politique pré-électoral très rude pour le Likoud, « découvre » (élections générales le 9 Avril) ce que pense Total d’Israël. Les israéliens,au lieu de hurler, devrait réfléchir à deux fois avant d’accuser Total de boycott.

Selon Reuters (1) : «  »Nous aimons les situations complexes (…) jusqu’à un certain point. (…) », a déclaré Patrick Pouyanné, PDG de Total, au quotidien financier britannique. L’enjeu, a-t-il ajouté, n’est pas suffisamment important pour accepter les risques associés, notamment en terme de concurrence dans la région. Le ministre israélien de l’Energie, Yuval Steinitz, qui se trouvait à Londres pour la promotion d’un prochain appel d’offres portant sur des licences de gaz, a déclaré au FT que les sociétés qui refusent d’investir en Israël se pliaient de fait à la « tyrannie et à la dictature » de l’Iran.

« C’est une position lamentable », a déclaré Yuval Steinitz au Financial Times. « Nous allons réfléchir à notre réaction à cela parce que c’est tout à fait inacceptable de boycotter [Israël] », a ajouté le ministre. Total était parti pour être le principal investisseur international en Iran avec son projet de développement d’une partie du gisement gazier de South Pars avant que le rétablissement des sanctions américaines contre la République islamique ne contraigne le groupe français à suspendre son projet.

(1) Danielle Rouquié)

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