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En dépit de la « froideur » actuelle entre la Russie et Israël, les relations russo-israéliennes ne sont pas aussi mauvaises que les apparences peuvent laisser paraître.

A partir de septembre 2015 et le début de l’intervention russe en Syrie, les généraux israéliens et russes se consultèrent régulièrement voire quasi quotidiennement. Israéliens et Russes avaient même mis en place un mécanisme de « déconfliction » afin d’éviter les accrochages entre leurs armées en Syrie.

Israël a besoin de l’influence et de la diplomatie russe afin de faire pression sur l’Iran et le Hezbollah et, inversement, Moscou ne souhaite pas couper les ponts avec Israël.

Les rapports entre l’Etat hébreu et Moscou sont beaucoup plus profonds et solides qu’il n’y paraît dans de nombreux domaines : forte coopération spatiale, militaire, dans le renseignement et le high-tech, échanges économiques et commerciaux importants, lutte commune contre l’islam politique, poids de la communauté russe en Israël et la Russie est consciente que l’Etat hébreu est LE pivot stratégique du Moyen-Orient.

De plus, les Russes, comme la Syrie et la Turquie ne sont pas très enthousiastes quant à une présence iranienne forte et pérenne en Syrie.

Plus que jamais, c’est la Perse qui a désormais besoin de la Russie et cette dernière le sait pertinemment ! Pour ne pas se couper du dernier soutien de poids qu’est la Russie, les mollahs choisiront sûrement, afin de sauver ce qui peut encore l’être, de faire d’énormes concessions, en Syrie et dans la région, plutôt que de se lancer dans une politique de nuisance et du pire qui s’avèrerait en définitive suicidaire.

Nouveau paradoxe régional, Israël devrait conclure prochainement, comme l’Iran, un accord de libre-échange avec l’Union économique eurasienne (UEEA) dirigée par… la Russie !

Assurément, malgré les nuages actuels et en dépit de ce qu’espèrent certains, les relations entre Israël et la Russie semblent avoir encore de beaux jours devant elles…

Source : Econostrum & Israël Valley

 

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