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Un article de Jean Klein pour Israël Valley. La visite du président Macron au Caire constitue une nouvelle étape dans la coopération entre l’Égypte et la France. Même si aucun contrat d’armement n’a été annoncé, des annonces sont attendues et la vente d’armes n’étant pas un commerce comme les autres, il suppose une entente politique entre les parties et une situation géopolitique et militaire particulière.

La vente de vingt-quatre Rafale à l’Égypte a été soutenue par une politique d’exportation favorable envers les industriels et un alignement des normes juridiques au niveau européen concernant le transfert de produits liés à la défense.

Actuellement, les États-Unis et l’Égypte semblent diverger et si l’aide américaine s’amenuise, l’Égypte est devenue à la suite de ces réductions un client potentiel pour les industries de défense à l’affut des marchés ouverts à la concurrence, comme la France ou la Russie.

Le Moyen-Orient représente près de 40% des exportations d’armes de la France comme le souligne le rapport au Parlement sur les exportations d’armement de l’année 2017, mais ces commandes d’armes passées par les pays de la zone Moyen-Orient sont dépendantes de l’évolution des cours du pétrole. De plus, le refroidissement des relations entre l’Égypte et les États-Unis n’étant pas éternel, la France pourrait se trouver économiquement en difficulté si  de grosses industries américaines décidaient de reprendre le marché.

La France a su profiter de la mise en retrait américaine en exportant ses armes en Égypte, le défi demeure de rester un partenaire clef pour le pays. Si elle ne diversifie pas son portefeuille d’acheteurs, la France pourrait se voir dans une situation dangereuse due aux rapides évolutions de la zone Moyen-Orient. En outre, la France ayant décidé d’aborder officiellement les questions sur les droits de l’homme, elle devra le faire avec réalisme, sinon l’Égypte pourrait se tourner vers des partenaires comme la Chine ou la Russie.

Source : Portail de l’I.E & Israël Valley

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