Partager

Par Elisabeth Dray-Lamy.

2018 a été une année sans aucun doute riche en événements économiques avec l’apparition des effets des réformes du ministre des Finances, Moshe Kahlon.

Avec une volonté certaine d’augmenter le pouvoir d’achat de certaines classes sociales, et de permettre à certains d’accéder à la propriété grâce à son programme de logements à prix réduits.

Les nouvelles lois fiscales engagées par Moshe Kahlon et le gouvernement Netanyahou ont finalement dérivé vers une récession lente et progressive, et avec un taux de croissance pour l’année 2018 de 3,7% au lieu des 3,4% estimés.

Ajoutons à cela les nouvelles régulations liées à la circulation de la monnaie (limitation des transactions en espèces) ou la réglementation des salaires dans la restauration, appliquées des 2019: les Israéliens sont déroutés et sont en colère.

D’un Etat ou l’esprit entrepreneurial était roi, l’Israélien ne trouve plus sa place et fuit vers d’autres horizons.

Les petits jobs qui permettaient aux jeunes de financer leurs études et d’être indépendants après leur service militaire, seront taxés au même titre qu’un salaire.

Le gouvernement oublie un élément primordial dans sa volonté de gérer et de diriger le citoyen: la spécificité du pays : les Israéliens ne sont pas des suédois ou des suisses, Uniformiser et mondialiser des lois économiques ne peut aboutir qu’au chaos.

Les intentions du gouvernement étaient certes à la base bonnes: diminution du prix de l’immobilier, ouverture des marchés et disparition des monopoles, amélioration des conditions sociales.

Il semblerait cependant que les moyens utilisés n’aient pas été les bons et ont entraîné des effets néfastes à l’ensemble de l’économie: le gel des transactions immobilières ont effectivement dégénéré vers un ralentissement économique général: non seulement les secteurs connexes à ceux de l’immobilier ont souffert, mais le ralentissement a également déteint sur l’ensemble de l’économie: consommation intérieure freinée, revenu disponible qui diminue, recettes fiscales revues à la baisse.

http://israelmagazine.co.il/economie-israelienne-bilan-2018-controverse/

 

Partager