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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Aujourd’hui encore, la France possède 4 domaines à Jérusalem : l’église Sainte-Anne, le monastère d’Abou Gosh, le cloître de l’Éléona et le Tombeau des rois. Celui-ci a fait l’objet d’un chantier d’un montant de un million d’euros pour être restauré et sa réouverture doit intervenir dans les prochaines semaines, après huit années de fermeture.

Mais son historicité juive attise les convoitises des milieux ultra-orthodoxes. Des cercles haredim ont réclamé la possession du tombeau et engagé une action en justice devant le tribunal rabbinique contre le gouvernement français, à l’indignation de celui-ci. Le ministère israélien des Affaires étrangères tout comme le bureau du procureur général avaient jugé la démarche des ultra-orthodoxes non avenue.

Mais la fin des travaux a réveillé la polémique. Un groupe dirigé par le rabbin Zalman Grossman organise depuis septembre des manifestations sous forme de prières devant la grille. Il bénéficie du soutien du rabbin du Mur des lamentations, Shlomo Rabinovitch, et du grand rabbin de Jérusalem, Shlomo Amar, ainsi que du ministère des Affaires religieuses.

La France pose plusieurs conditions à sa réouverture et veut que les visites soient organisées, réglementées et sécurisées. Mais récemment, des étudiants des yeshivot et des hassidim ont vivement protesté pour une réappropriation du lieu.

Zalman Grossman menace d’organiser un grand rassemblement si d’ici à un mois le site n’est pas ouvert. De leur côté, les palestiniens dénoncent un quadrillage progressif de leur quartier par les Israéliens.

Le site se trouve au coeur d’un quartier politiquement très sensible et le Ministère des Affaires Etrangères de la France affirme que « la  décision de rouvrir le Tombeau  au public ne change rien au fait que la France condamne fermement toutes les activités de colonisation ». Il a indiqué que si les troubles se continuaient, la question de sa fermeture se reposera.

Source : Le Figaro & Israël Valley

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