A Berlin, « Synonymes », 1er film israélien à obtenir l’Ours d’or.

By |2019-02-18T17:59:34+03:00février 19th, 2019|Categories: CULTURE, FRANCE-ISRAEL|
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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Au festival du film de Berlin, la récompense suprême, l’Ours d’or, a été décerné pour la première fois à un film israélien, « Synonymes » de l’Israélien Nadav Lapid, dont le personnage principal est un jeune ancien soldat de Tsahal, qui s’expatrie en France et qui s’inspire de son propre itinéraire au début des années 2000.

Prime à l’originalité et à l’audace. Dans le film, on y voit un étudiant, Yoav, débarquer dans la capitale française. Il se met à nu littéralement et métaphoriquement, en quête d’une identité différente de sa nationalité. Il refuse désormais de parler hébreu par opposition à la politique israélienne.

En recevant son prix, le réalisateur lui-même reconnaît que ce film aussi burlesque que tragique, de production française, pourrait créer un scandale en Israël.

« Le film aborde le problème de l’âme collective israélienne » contemporaine qui « est incarnée par un mélange d’hommes forts, violents et fidèles à leur pays, sans ressentir de doutes, sans réserve », a dit le metteur en scène, dans une allusion à la montée en puissance du sentiment nationaliste dans son pays. C’est un questionnement sur la difficulté d’être Israélien mais aussi sur l’identité en général, car si le personnage, incarné par Tom Mercier, décide de rejeter sa culture et sa langue, d’apprendre le français dans un dictionnaire et de se faire adopter par la France, il en découvre aussi des aspects moins plaisants.

Nadav Lapid, né le 8 avril 1975 à Tel-Aviv, est un réalisateur, scénariste, écrivain et critique littéraire israélien. Il est né dans une famille d’artistes, Nadav Lapid a suivi des études d’histoire et de philosophie à l’université de Tel Aviv et à l’université Paris VIII. Il a travaillé comme journaliste sportif avant d’entreprendre sa carrière cinématographique.

Par ailleurs, la Berlinale a également distingué le film « Grâce à Dieu » du Français François Ozon.

Source : Le Monde & Israël Valley

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