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EDITORIAL DE NSO (1) Israël est le 1er pays du Moyen Orient a reconnaître le nouveau pouvoir au Vénézuéla et Juan Gaido président. Rejoignant ainsi les Etats-Unis, le Canada, la plupart des pays d’Amérique latine et européens. Pour les éditorialistes israéliens, le soutien israélien à l’opposition vénézuélienne est logique et il s’agit d’une décision heureuse. Israël choisit de s’identifier aux pays qui respectent et essaient de mettre en avant les démocraties libérales, car de l’autre côté de la barricade, se trouvent à la Chine, la Turquie, l’Iran et la Russie.

Israël choisit de se ranger du côté auquel nous devrions naturellement appartenir celui de l’Occident libéral face à l’occident autocratique. Avec un espoir, celui du rétablissement des relations diplomatiques entre Jérusalem et Caracas. Des relations rompues en 2009 par Hyugo Chavez en protestations aux « crimes » perpétrés par Israël à Gaza. (1) Nathalie Sosna-Ofir)

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Président élu contre président autoproclamé, « usurpateur » contre « putschiste » : le bras de fer engagé entre Nicolas Maduro et Juan Guaido continue. Les deux hommes jouent leurs cartes avec détermination. M. Maduro multiplie les apparitions aux côtés de ses généraux et se félicite de la coopération militaire avec la Russie. Mercredi 30 janvier, il est allé saluer les évangéliques, alors qu’au même moment l’opposition se rassemblait en plusieurs points de la capitale.

M. Guaido s’est, lui, entretenu au téléphone avec le président américain, Donald Trump, avant de descendre dans la rue pour tenter de convaincre l’armée de lâcher le pouvoir en place et de « se mettre du côté du peuple ». Au moins sept journalistes étrangers ont été arrêtés, dont deux Français de l’émission « Quotidien » de TMC.

Sur Twitter, Juan Guaido a remercié M. Trump de son appel. « M. Trump a réitéré son total soutien à notre travail démocratique, son engagement en faveur d’une aide humanitaire et la reconnaissance de son administration à notre présidence », a écrit le nouveau chef de file de l’opposition. Selon la Maison Blanche, les deux hommes « se sont mis d’accord pour rester en contact régulier afin de soutenir le retour vers la stabilité au Venezuela ». Les partisans de Nicolas Maduro, qui considèrent que M. Guaido est « téléguidé de Washington », voient dans ces contacts la confirmation de leurs dires et de leurs craintes.

L’opposition avait appelé ses partisans à se rassembler, mercredi, dans la capitale. Quelques milliers d’opposants ont répondu à l’appel, au cri de « soldat, sergent, viens, c’est le moment ». M. Guaido, qui se défend de vouloir un coup d’Etat, appelle « au contraire » l’armée à respecter la Constitution. « Ne tirez pas contre un peuple qui se bat aussi pour sa famille », a-t-il lancé.

 

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