27 janvier : journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité.

By |2019-01-26T22:26:02+03:00janvier 27th, 2019|Categories: CULTURE|
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Les ministres européens de l’éducation ont adopté, le 18 octobre 2002, la déclaration qui institue une journée de mémoire de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité. La date a été laissée libre de choix à chaque pays. La France et l’Allemagne ont choisi le 27 janvier qui est une date symbolique car elle correspond à l’anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau.

La mémoire de l’Holocauste repose sur les témoignages des acteurs et sur les travaux des historiens et c’est une mémoire d’autant plus vive, paradoxalement, que les survivants disparaissent, ayant à cœur, s’ils ne l’ont déjà fait, de transmettre aux générations nouvelles ce que, bien souvent, si longtemps, ils ont eu tant de peine à exprimer : « Il est dur pour la langue de prononcer de tels mots, pour l’esprit d’en comprendre le sens, de les écrire sur le papier » (Abraham Lewin).

Prévention des crimes contre l’humanité en même temps que mémoire de la Shoah, cette journée a également pour but d’intégrer à ce travail de mémoire toutes les victimes des crimes contre l’humanité. Et d’abord, pour en revenir aux victimes de la terreur nazie, outre les communautés juives d’Europe, qui en forment la majeure partie, les populations tziganes, les homosexuels ou encore les malades mentaux.

Cette tâche connait toujours son actualité et cette semaine, le journal Le Monde a relaté la victoire remportée à 82 ans, par Salo Muller, fils de déportés, qui a réussi, seul, à contraindre la compagnie ferroviaire néerlandaise à verser des indemnisations aux survivants de la déportation vers les camps nazis. Il faut cependant les trouver et convenir du montant pour chacun. Un comité d’experts indépendants chargé des modalités de paiement s’est constitué pour rassembler des données fragmentaires, parfois contradictoires. Le travail de vérification sera complexe, d’autant qu’il s’agit, pour les survivants, de personnes de plus de 90 ans.

Cette bataille de la mémoire est désormais une course contre le temps. »

Sources :Education Nationale, Le Monde & Israël Valley

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