Pacte mondial sur les migrations. Israël ne sera pas à Marrakech.

By |2018-12-09T11:04:43+03:00décembre 9th, 2018|Categories: EDITORIAL|
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Emmanuel Macron devait prochainement ratifier un pacte mondial sur les migrations piloté par l’ONU, par ailleurs très décrié. En pleine crise des “gilets jaunes”, il va finalement déléguer la tâche. Israël suit le mouvement de nombreux pays qui refusent de signer l’accord de Marrakech : «J’ai donné comme instructions au ministère des Affaires étrangères de ne pas signer le Pacte mondial sur les migrations, écrit le Premier ministre Benjamin Netanyahou dans un communiqué. Nous nous sommes engagés à surveiller nos frontières contre l’arrivée de migrants illégaux. C’est ce que nous avons fait et que nous continuerons à faire.»

Selon (1) : « Tandis que les « gilets jaunes » s’apprêtent à participer à l’acte IV de leur mobilisation, à Paris, samedi 8 décembre, Emmanuel Macron n’ira finalement pas, comme prévu, à Marrakech (Maroc) les 10 et 11 décembre prochains, où il était censé ratifier un pacte onusien sur les migrations. Pas de quoi calmer les ardeurs de certains manifestants, qui voient en ce texte la porte ouverte à tous les migrants, d’autant plus que c’est le secrétaire d’État aux Affaires étrangères qui le signera pour lui, rapporte Libération ce vendredi.

Une ratification en catimini ?

Le désistement du président Macron aurait suscité une « grande déception » du côté du Maroc, qui voit dans cette conférence un « moment historique », selon une source diplomatique locale. Ce changement de dernière minute peut être vu comme une stratégie de la part du chef de l’État, qui sait l’impopularité du pacte en question dans les rangs des « gilets jaunes ». Pourtant, l’idée est bel et bien de ratifier ledit texte, qui a déchaîné les passions depuis son adoption en juillet dernier à New York. Aujourd’hui, seuls deux tiers des quelque 190 pays qui l’avaient validé ont confirmé leur présence à l’événement.

Bien que non contraignant, ce texte dresse une liste de principes à respecter par les pays afin de permettre une meilleure intégration des migrations, ce à quoi s’opposent de nombreux États. Ses détracteurs y voient un encouragement à un flux migratoire incontrôlé ou comme une atteinte à la souveraineté internationale. Pour exemple, l’Italie, l’Autriche, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Suisse, l’Australie, Israël et la République dominicaine ont d’ores et déjà décidé de ne pas se rendre à Marrakech ».  (1) Sources : Valeurs Actuelles.

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