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Les amoureux de Picasso sont aussi à Paris (lire pour info « Le Plus »). Selon (1) : « Pour figurer dans les collections publiques françaises, Picasso s’était résolu, en 1947, à donner dix œuvres majeures pour l’inauguration du Musée national d’art moderne. La myopie des institutions comme leur dédain vis-à-vis de cet artiste sont désormais oubliés. Il incarne au contraire plus que jamais « la » valeur sûre pour les musées. Mieux, c’est l’un des plus puissants aspirateurs d’audience.

En ce moment au Musée d’Orsay, à Paris, l’éblouissante exposition « Picasso. Bleu et rose », coproduite avec le Musée Picasso-Paris et la Fondation Beyeler de Bâle (Suisse), accueille plus de 7 200 visiteurs par jour. Soit, selon Laurence des Cars, présidente de ce musée, « le plus important succès depuis l’ouverture du Musée d’Orsay après les chefs-d’œuvre de la Fondation Barnes », en 1993. Elle espère, au terme de cette exposition, le 6 janvier 2019, pouvoir afficher 650 000 entrées au compteur.

La « Picassomania » est copieusement alimentée : 78 institutions, regroupées au sein du réseau Picasso-Méditerranée, ont programmé l’œuvre de l’artiste de façon concertée entre 2017 et 2019. L’artisan de cette expérience inédite, Laurent Le Bon, président du Musée Picasso-Paris, s’est inspiré « de la fédération d’une cinquantaine de musées, pilotée par le Getty Museum de Los Angeles, voici une dizaine d’années, pour organiser des expositions sur le thème de l’art américain sur la Côte ouest depuis la seconde guerre mondiale », explique-t-il. Selon ce schéma, Laurent Le Bon a organisé cette manifestation à l’occasion du centenaire du premier voyage de Picasso en Italie, en laissant à chaque institution du pourtour de la Méditerranée le libre choix de son sujet d’exposition ». (1) le Monde)

LE PLUS. EN 2018. JERUSALEM POST. Ceux qui doutent encore du fait que Pablo Picasso ait été l’un des plus grands génies de son temps doivent se précipiter séance tenante à l’exposition qui se tient actuellement au Musée d’Israël. Là, son œuvre se donne à voir dans toute sa dimension, à la fois extravagante, intrigante, drôle, et sombre aussi parfois. Intitulée Pablo Picasso – Puiser l’inspiration, cette rétrospective offre un angle à la fois frais et fascinant sur l’évolution de l’homme et de l’artiste
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Une approche originale

En dehors de la Jeune fille à la mandoline, réalisée par Picasso en 1910 à l’âge de 28 ans, les connaisseurs ne retrouveront pas d’œuvres classiques de l’artiste au musée de Jérusalem. L’exposition, essentiellement articulée autour de son travail graphique, débute par une séquence vidéo montrant Picasso dans une alcôve dont les murs sont ornés de ces alambics monochromes caractéristiques de l’artiste, saisis par différents photographes de renom au fil des ans.
Homme de gauche, les convictions du maître espagnol affleurent dans son travail. C’est notamment le cas du superbe Songe et mensonge de Franco réalisé en 1937 à l’apogée de la guerre civile espagnole, qui est aussi la première création à visée politique de Picasso. L’œuvre totalise 18 images réparties sur deux feuilles de papier : la première partie, qui date de janvier 1937, a pour but de fustiger et ridiculiser Franco ; la seconde feuille, réalisée cinq mois plus tard, représente quatre figures féminines symbolisant la douleur engendrée par le conflit. Ce travail est aussi celui qui a inspiré au maître espagnol l’un de ses plus célèbres tableaux, Guernica, qui a vu le jour peu de temps après.

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