Mort du journaliste franco-israélien Noah Klieger, rescapé de la Shoah.

By |2018-12-15T18:18:19+00:00décembre 15th, 2018|Categories: CULTURE, FRANCE-ISRAEL, SPORT|
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Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Le journaliste franco-israélien Noah Klieger est décédé jeudi à l’âge de 92 ans. Il était rescapé de la Shoah, une expérience qu’il a relaté dans son livre « La boxe ou la vie ».  Noah Klieger a eu une existence particulière, né à Strasbourg en 1926 ,  il co-fonde pendant la guerre un mouvement de jeunesse sioniste, qui aidait des Juifs à passer la frontière suisse. Arrêté, il est déporté en janvier 1943 dans le camp nazi d’Auschwitz, où il ne doit sa survie qu’en participant à des combats de boxe organisés par l’un des commandants nazis.

Après sa libération et l’évacuation des camps, il couvre comme journaliste les procès de criminels de guerre nazis en Belgique, en France et en Allemagne, mais aussi en Israël ceux d’Adolf Eichmann et de John Demjanjuk.

En 1947, il émigre en Israël sur l’Exodus et devient correspondant du quotidien sportif français L’Équipe depuis 1953.

Dans ses mémoires publiées en 2008 sous le titre « La boxe ou la vie« , préfacé par Elie Wiesel, il y décrit son amitié avec l’ancien champion du monde poids mouches Victor « Young » Perez, tué devant ses yeux lors de l’évacuation du camp nazi en janvier 1945.

Passionné de basket-ball, il a été président du club Maccabi Tel-Aviv entre 1951 et 1968 et élu au Hall of Fame de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA) en 2015. Il travaillait également au quotidien israélien Yediot Aharonot depuis plus de 60 ans et se présentait comme le plus ancien journaliste sportif en activité.

Le journal israélien a publié mardi en première page son dernier éditorial dans lequel il racontait comment, en tant que rescapé des camps nazis, il avait « rêvé d’immigrer en Israël et d’écrire dans un journal en hébreu ». « J’ai réussi à accomplir mon rêve », ajoutait-il. Connu pour son franc-parler, Noah Klieger témoignait inlassablement de son expérience à Auschwitz. En 2014, il avait déclaré au quotidien régional L’Alsace « parler de la Shoah depuis 60 ans, presque partout dans le monde, au moins deux fois par semaine ».

Source : Culturebox & Israël Valley

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