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Matteo Salvini en visite en Israël dans deux semaines

Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini se rendra en Israël les 11 et 12 décembre, a rapporté vendredi le quotidien Haaretz. Son gouvernement a été investi le 1er juin est composé d’une équipe de 18 ministres, dont seulement cinq femmes, qui respecte l’équilibre entre les deux forces qui le composent, la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S). « Je suis un ami et un frère d’Israël” avait-il répondu lors d’une conférence de presse sur l’Europe et l’immigration. « J’éprouve une grande estime et un profond respect pour la force de résilience d’Israël qui vit dans une région aussi difficile, » a-t-il ajouté en évoquant son voyage en Israël en 2016.

Dans une interview accordée à Israel Hayom ce mois-ci, un membre de son parti, le vice-ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Piqui, a déclaré que l’Italie, à l’instar de la République tchèque, envisageait d’ouvrir un bureau de représentation des affaires culturelles à Jérusalem.

M. Piqui a affirmé que l’Europe avait « changé radicalement sa compréhension d’Israël » et ses positions et que les prochaines élections au Parlement européen de mai 2019 « pourraient également modifier l’approche de la Commission européenne si les nouveaux partis de droite étaient renforcés ». M. Salvini est considérée comme l’un des marqueurs de l’Union européenne contre l’immigration, aux côtés de la Hongrie, de la Pologne et de l’Autriche.

En effet, l’Italie a adopté mercredi un décret-loi controversé durcissant sa politique d’immigration, voulu par Matteo Salvini. La Chambre des députés a adopté le texte (après le Sénat début novembre et dans les mêmes termes) par 396 oui contre 99 non. Le gouvernement populiste formé par la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème) avait posé la question de confiance dans les deux chambres sur ce décret-loi.

Quatorze députés du M5S n’ont pas pris part au vote mercredi. Le texte durcit la politique italienne en matière d’immigration. Il remplace en particulier les permis de séjour humanitaires, actuellement octroyés à 25% des demandeurs d’asile et d’une durée de deux ans, par divers autres permis, comme « protection spéciale », d’une durée d’un an, ou « catastrophe naturelle dans le pays d’origine », d’une durée de six mois, entre autres.

Source : i24News

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