Knesset. Sept journalistes Marocains et Algériens en Israël.

By |2018-12-20T22:39:05+03:00décembre 20th, 2018|Categories: EDITORIAL|
Partager
Dans le cadre d’une initiative lancée par l’ambassade israélienne à Paris la Knesset a accueilli cette semaine une délégation composée de sept journalistes arabes, notamment des Marocains et des Algériens, vivant en Europe dans le but d’ouvrir des lignes de communication.

La Knesset avait pris des dispositions pour que les journalistes se rencontrent avec le Président de la commission du Travail et des Affaires sociales, Eli Elalouf. (Source Courrier stratégique et Koide9enisrael)

Eli Elalouf  (né le 17 février 1945 à FèsMaroc) est un expert de la pauvreté et politicien israélien. Il est député à la Knesset pour le parti Koulanou.

Extraits d’une interview diffusée dans Times of Israël (Copyrights) : « La classe moyenne israélienne s’appauvrit, un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, l’accès au premier logement est souvent impossible pour les jeunes couples. Tout cela est vrai, malheureusement.

J’ai eu la chance, avant de devenir un homme politique, très récemment, de rédiger un rapport avec un ami et 40 volontaires de l’Académie du travail social. Nous sommes arrivés à la conclusion que la pauvreté ne peut pas diminuer sans efforts surhumains.

La pauvreté ce n’est pas un fléau, elle vient du fait que le gouvernement n’en fait pas une lutte prioritaire. Mais il n’a pas non plus tout le pouvoir entre ses mains : des solutions nationales existent mais le réel travail de fond ne peut être réalisé que par des associations à but non lucratif.

L’État peut donner une infrastructure adéquate, la sécurité sociale etc., mais le travail effectué pour sortir les gens de la pauvreté ne peut être réalisé qu’au cas par cas.

La pauvreté nécessite un travail intensif, qui s’effectue au niveau familial et personnel. Cette notion de « sortir », de casser le cercle vicieux, doit être un but en soi.

En Israël, nous avons une cinquième génération de pauvres. Et chaque année 20 000 enfants décrochent de l’école. C’est la faiblesse de la puissance administrative : elle ne peut pas arriver à l’individu. Elle peut éventuellement créer les conditions pour éviter l’appauvrissement, mais jamais pour sortir quelqu’un de la misère ».

Partager