En Israël, lutte contre le Trésor. Restaurants, cafés, bars se révoltent.

By |2018-12-07T12:00:49+00:00décembre 7th, 2018|Categories: ECONOMIE|
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Les restaurateurs ne veulent plus garder le silence sur la politique du Trésor. Leur slogan est clair: « Nous ne laisserons pas Ka’hlon (Moshe Ka’hlon, le ministre israélien des finances) nous éteindre ». Des centaines de restaurants à travers le pays éteindront les lumières de leur commerce ce dimanche, huitième bougie de Hanoukka, en signe de protestation contre la politique du Trésor.

Les restaurants, cafés et bars étendront les lumières à 19h45 pendant huit minutes. Il s’agit d’une protestation symbolique avant la fermeture définitive d’un certain nombre de sociétés du secteur alimentaire, à la suite de la sévère réglementation de l’industrie de la restauration.

La lutte est menée par l’association «Missadanim ‘hazakim Yahad» (les restaurateurs forts ensemble), créée au cours des derniers mois et regroupant quelque 3 000 restaurateurs de l’ensemble du pays. Il y a quelques mois, l’association a entamé une lutte contre l’inclusion de la « taxe Kahlon » de 2 NIS dans les factures des restaurants.

Selon les restaurateurs, ces dernières années, l’industrie, qui comprend les restaurants, les cafés, les stands de restauration et les bars, a été durement frappée par des impôts et par des lois qui la concerne directement.

Plus de 500 restaurateurs ont déjà confirmé leur intention de mettre les restaurants dans le noir dimanche. Parmi eux: le Mitt Bar, Haakhim, NG, le groupe R2M, qui comprend le Coffe Bar, la Brasserie, l’Hôtel Montefiore, le Delicatessen, le Disco Tokyo, le Hertzel 16, le Café Jeremiah , La chaîne de burgers Agadir, la chaîne Rebar, la chaine Landver, Chipoudé Hatikva dans le port de Tel Aviv, Helena de Césarée, la chaine Benedict, le Kacao, le Tatti, le Lakhmanina et le Reviva.

Pourquoi protestent-ils?

« Il y a la question de la loi sur le dépôt des travailleurs étrangers qui nuit aux employeurs israéliens. Sur notre dos, l’État tente d’expulser la population de demandeurs d’asile. Et il y a la décision de la suppression des pourboires des serveurs qui devrait être mise en application au début de janvier.

L’État veut prendre la TVA sur les pourboires et on ne sait toujours pas ce qui va se passer à ce sujet. Il y a la loi sur la fiscalité des travailleurs étrangers, qui consiste en une taxe de 20%, et un taux d’imposition rétroactif de six ans, imposant ainsi des dépenses énormes aux restaurateurs, les menaçant de faillite s’ils n’ont pas la capacité de payer.

Cela représente des centaines de milliers de shekels et même des millions de shekels. Nous avons demandé que cela soit réparti sur 60 paiements au lieu de 36, et nous n’avons pas encore reçu de réponse. C’est la différence entre une entreprise qui survit et une entreprise qui va s’effondrer. Le salaire moyen dans le secteur de la restauration s’élevait à 33% du total des dépenses de l’entreprise il y a trois ans, et aujourd’hui, il dépasse 40%. La rentabilité était de 12% et aujourd’hui elle ne dépasse pas 5%.  »

Anat Zarmati, propriétaire et PDG du groupe Tati, a déclaré: « Tout ce que nous voulons, c’est gagner notre vie de manière décente. La situation dans le monde de la restauration est devenue impossible, et c’est dû aux taxes qui nous sont imposées. Le monde de la restauration fournit un moyen de subsistance à une grande partie des jeunes qui sont libérés de l’armée et qui souhaitent étudier. Ils veulent maintenant taxer leurs pourboires. Si les restaurants sont frappés, leurs parents seront également touchés. Ces jeunes deviendront un fardeau économique.

C’est un travail qui convient aux étudiants et ils gagnent bien leur vie. En outre, il s’agit d’un travail qui convient aux nouveaux immigrants, aux travailleurs étrangers et à tous ceux qui, s’il n’y avait pas de restaurant, ne pourraient travailler nulle part ailleurs. Aujourd’hui, tout le monde se demande combien coûte une tomates, combien coûte un concombre et pourquoi une salade coûte 63 NIS.

Nous voulons qu’ils examinent le monde de la restauration d’une manière large et voient quels sont les pertes et profits. Qu’ils voient comment ils peuvent nous faciliter la tâche. Nous investissons des millions dans nos commerces. Un restaurant, ce n’est pas seulement de la nourriture, c’est une partie importante de la culture israélienne. « 

Source : Israel HaYom

/ww1.alliancefr.com/

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