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Un quart de la population israélienne vit en dessous du seuil de pauvreté, a déploré cette semaine une ONG israélienne luttant contre la précarité, alors qu’un mouvement social commence à s’étendre dans le pays.

Selon le rapport de l’organisation Latet (“donner” en hébreu), il y aurait plus de deux millions de personnes considérées comme pauvres en Israël, dont 1,3 million d’adultes et plus d’un million d’enfants, un chiffre qui n’a fait qu’augmenter ces dernières années.

Le rapport indique que près du quart des enfants israéliens ont besoin de services d’assistance sociale et que plus d’un tiers d’entre eux sautent au moins un repas par jour en raison de difficultés économiques.

Les données montrent également que 6% des enfants dépendants de l’aide ont été contraints de solliciter des dons et 5,7% ont dû collecter des aliments au sol ou dans des poubelles. Parmi les personnes âgées pauvres, la situation se détériore: 92% d’entre elles ont déclaré que leur pension était insuffisante et les deux tiers ont déclaré ne pas être en mesure de rester en bonne santé.

Parmi les familles définies comme pauvres, 53% des familles ont déclaré ne pas avoir assez de nourriture et 72% craignaient que leurs réserves de nourriture soient terminées avant qu’il ne leur reste plus d’argent. La détresse affecte également la petite enfance: 47% des bénéficiaires de l’aide ont été contraints de renoncer au substitut du lait pour leurs jeunes enfants.

“Quand il y a plus d’un demi-million de familles pauvres et plus d’un million d’enfants pauvres, il ne faut pas s’y habituer et l’accepter”, a déclaré Gilles Darmon, président de Latet.

“Les gouvernements israéliens se sont peut-être habitués à avoir autant de pauvres, mais les enfants pauvres ne s’y habitueront jamais”, a-t-il ajouté.

 

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