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« Des “Gilets jaunes”, bientôt en Israël? Pourquoi pas? ».  “Les prix augmentent partout et nous en avons marre, nous appelons tout le monde à manifester dans les rues avec des gilets jaunes! Ces derniers jours, les prix de l’électricité, de l’eau et des produits alimentaires ont augmenté. Où est le gouvernement qui a promis de prendre en charge le coût de la vie? Pourquoi les prix continuent-ils d’augmenter, nos salaires sont gelés et personne à Jérusalem ne s’en soucie?!”, peut-on lire sur le groupe Facebook de la manifestation qui se tiendra ce jour à Tel-Aviv. IsraelValley sera ce jour présent pour cette première manifestation en Israël.

“Nous avons vu ces dernières semaines comment, en France et ailleurs dans le monde, les citoyens sortent dans la rue, enfilent un gilet jaune et font du bruit jusqu’à ce que le gouvernement les écoute. Il est temps que cela se produise également en Israël”, poursuit le texte. “Nous mettons un gilet jaune et sortons dans la rue pour montrer que nous n’accepterons pas la hausse des prix!”, conclut-il. (i24News et IsraelValley)

Le mouvement des Gilets jaunes — du nom des gilets de haute visibilité de couleur jaune portés par les manifestants — est un mouvement de protestation, non structuré, apparu en France en .

À la manière d’une jacquerie, cette mobilisation trouve son origine dans la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels de citoyens à manifester. Elle est au départ centrée sur le refus de l’augmentation de la taxe sur les produits énergétiques (TICPE), mais s’élargit rapidement à d’autres revendications (hausse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, notamment rurales et périurbaines, démission du président Emmanuel Macron).

Le mouvement s’organise autour de blocages de routes et ronds-points et de plusieurs manifestations nationales intervenant chaque samedi à partir du . Trouvant un fort écho en province, les protestations s’étendent ensuite à Paris, où des violences provoquent d’importants dégâts matériels et de nombreuses arrestations. Pendant les rassemblements, plusieurs personnes meurent et des centaines sont blessées.

Après une certaine hésitation, les manifestants reçoivent le soutien de l’opinion publique et de plusieurs dirigeants de partis politiques d’opposition (Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez). Initialement hostile à toute revendication du mouvement, l’exécutif renonce à la hausse des taxes sur les carburants et annonce plusieurs mesures sociales.

Le mouvement s’étend, dans de moindres proportions, dans d’autres pays.

 

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