Gilets Jaunes, émeutes, pillages. Des touristes israéliens à Paris piégés.

By |2018-12-03T23:24:53+00:00décembre 1st, 2018|Categories: NEWS|
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Journée noire pour les touristes étrangers en France. Des touristes israéliens à Paris choqués par la violence urbaine. Certains ont pris peur. Ils n’étaient pas du tout au courant du mouvement des Gilets Jaunes. IsraelValley a été contacté par un groupe de touristes israéliens qui a été pris de panique cette après-midi à Paris. (Leur hôtel se trouvait proche des Champs-Elysées).

Les heurts qui ont éclaté aux Champs-Elysées et Rue de Rivoli ont gagné d’autres quartiers de la capitale. Ils  ont fait au moins 110 blessés. Les forces de l’ordre ont interpellé 305 personnes. Le ministère de l’intérieur a recensé 75 000 manifestants en France. La maire de Paris Anne Hidalgo a fait part de sa « profonde indignation » et de sa « grande tristesse » face aux violences dans la capitale en marge de la mobilisation des « gilets jaunes ». « J’éprouve une profonde indignation et une grande tristesse face à ces violences au cœur de Paris. Elles sont inacceptables », a déclaré la maire socialiste sur Twitter. « Notre pays est confronté à une crise majeure. Elle ne peut être résolue que par le dialogue. Nous devons au plus vite retrouver ce chemin ».

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, interrogé sur l’opportunité d’instaurer l’état d’urgence, a dit ne pas avoir de «tabou», samedi soir à l’issue d’une journée de violences en particulier à Paris, dans le sillage d’une nouvelle mobilisation des «gilets jaunes». «Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore», a souligné le ministre sur BFM-TV. Questionné sur la possibilité d’instaurer l’état d’urgence, M. Castaner a répondu: «Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n’ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder».

Ce régime d’exception avait notamment été mis en place après les attentats terroristes de Paris de 2015, mais aussi après les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues. Le ministre a comparé les auteurs des violences survenues samedi dans la capitale à des «factieux, des séditieux». Dans un communiqué, le syndicat de police Alliance a demandé samedi l’instauration de l’état d’urgence. «On est dans un climat insurrectionnel», a dénoncé auprès de l’AFP le numéro 2 du premier syndicat de gardiens de la paix, Frédéric Lagache. «Il faut taper du poing sur la table», a-t-il ajouté. Alliance réclame le «renfort de l’armée pour garder les lieux institutionnels et dégager ainsi les forces mobiles d’intervention», a détaillé le syndicat dans son communiqué.

Paris : les grands magasins évacués sur le boulevard Hausmann. Plusieurs grands magasins, dont les Galeries Lafayette et le Printemps, ont été évacués en raison des violences en marge du mouvement des « gilets jaunes ». Ces incidents surviennent à trois semaines des fêtes de Noël, qui attirent un nombre important de consommateurs dans les magasins et au cours  desquelles les commerçants réalisent une grosse part de leur chiffre d’affaires annuel.

SELON PARIS MATCH. Un « gilet jaune » est dans le coma, grièvement blessé après la chute d’une grille, à Paris, a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner sur TF1, évoquant une situation dans Paris plus « apaisée » même « pas totalement sécurisée ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé samedi « une stratégie gérée par des professionnels du désordre » à l’issue d’une flambée de violences à Paris dans le sillage de la mobilisation des « gilets jaunes ». « Il y a eu une stratégie gérée par des professionnels du désordre, des professionnels de la casse », a déclaré le ministre sur TF1 évoquant une situation en début de soirée désormais « plus apaisée », « mais pas totalement sécurisée » dans la capitale.

« A l’heure ou je vous parle, la place de l’Etoile et l’Arc de triomphe ont été repris par nos forces de sécurité. Il y a quelques groupes de quelques dizaines de personnes qui continuent à errer dans Paris et que nous tentons de neutraliser. Il y a encore quelques incendies mais la plupart ont été neutralisés par nos forces de sapeurs-pompiers », a complété M. Castaner.

Faisant état de plus d’une centaine de blessés répertoriés à l’issue de cette journée de violences, le ministre a précisé qu’un « gilet jaune » était actuellement « dans le coma » après qu’une grille, descellée rue de Rivoli par des manifestants, lui est tombée dessus.

Alors que la préfecture de police de Paris faisait état vers 20h30 d’un bilan de 287 interpellations, le ministre a dénoncé « ceux qui étaient venus pour piller, pour casser, pour voler, pour blesser, pour tuer même ». M. Castaner a défendu la stratégie de maintien de l’ordre décidée à l’occasion de cette troisième journée de mobilisation nationale qui s’est traduite par l’ouverture des Champs-Elysées à la manifestation mais après des contrôles d’identité.

La plupart des 287 personnes arrêtées « ne sont pas dans un profil de militant connu »

« J’ai souhaité avec le Premier ministre tendre la main, dire cet axe est accessible mais pas aux casseurs. Ils ne sont pas rentrés. Ils sont restés du côté de l’Arc de Triomphe et ils ont attaqué tout de suite. Ils se sont camouflés en gilets jaunes », a affirmé M. Castaner.

« Les casseurs sont malins. Ils mettent en avant des gilets jaunes classiques qu’ils ont emmenés avec eux, qu’ils ont échauffés pendant la journée et c’est eux qu’on arrête », a-t-il ajouté.

La plupart des 287 personnes « ne sont pas dans un profil de militant connu et reconnu, tout simplement parce qu’ils se sont faits avoir », a poursuivi Christophe Castaner.

LE PLUS. Le mouvement des Gilets jaunes — du nom des gilets de haute visibilité de couleur jaune portés par les manifestants — est un mouvement de protestation, non structuré, apparu à la fin de l’année 2018 en France, dans la plupart des départements. Il s’est étendu, dans de moindres proportions, en Belgique.
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