La langue de Molière à l’honneur. « Mini-camp linguistique » à Tel Aviv.

By |2018-12-08T11:57:57+00:00décembre 8th, 2018|Categories: CULTURE|
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Le Ministère israélien de l’éducation nationale associé à l’Association des professeurs de français ainsi qu’à l’Institut français d’Israël ont pendant trois jours organisé un « Mini-camp linguistique », réunissant à Tel Aviv les meilleurs élèves apprenants du français du pays, du 26 au 28 novembre 2018. Au programme de ce « Mini-Camp », conférences, ateliers, jeux de pistes, projections et réflexions autour du français, dans une ambiance de rassemblement de ces jeunes francophones en devenir, que l’ambassadrice de France en Israël Hélène Le Gal est venue saluer. (Source : Ambassade)

La francophonie en Israël. Le pays comprend 300 000 francophones, soit 4 % de la population israélienne. Le sociologue Eliezer Ben Rafael distingue quatre types de francophonies en Israël. La francophonie d’Afrique du Nord, au sein de laquelle uniquement les couches aisées ont maintenu une certaine pratique du français, aux côtés de la pratique d’autres langues. Une francophonie d’élites venues de pays où le français jouait le rôle de marqueur social : cette francophonie a tendance à disparaitre.

Il y a également la francophonie de certains Israéliens nés en Israël qui apprennent le français de manière instrumentale, pour atteindre des objectifs précis. Enfin il existe une nouvelle francophonie transnationale constituée des nouveaux immigrants français qui ont des caractéristiques sociologiques très particulières. Après un déclin de la francophonie en Israël, elle connait un certain renouveau, porté notamment par ce dernier groupe.

L’usage répandu de la langue française a parfois été mis en avant par l’État d’Israël et même par le Yichouv, notamment par David Ben Gourion, qui au cours des années précédant la création de l’État juif tentait de s’assurer le soutien et la reconnaissance de la France.

Israël n’a cependant jamais fait partie des institutions de la francophonie.

Lors de l’émergence de la francophonie institutionnelle dans les années 1960 et 1970, Israël s’intéresse au projet francophone et participe même à titre d’observateur informel aux conférences intergouvernementales des chefs d’État et de gouvernements francophones de 1969 et 1970. Par la suite, la rupture des relations entre Israël et l’Afrique francophone, notamment, provoque l’arrêt du débat portant sur une participation israélienne aux institutions de la francophonie internationale.

Ce débat n’émerge de nouveau qu’au début des années 1990. Israël tente alors de rejoindre la francophonie. En janvier 1993, Yehuda Lancry, ambassadeur d’Israël en France, obtient l’accord du ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Yitzhak Rabin, Shimon Pérès, pour enclencher la procédure d’adhésion. Israël réussit à s’accorder le soutien de la France, qui organise notamment une enquête sur la francophonie en Israël en 1994.

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