Face aux USA & Israël, la France cherche ses propres solutions de renseignement en Big Data

By |2018-12-08T11:03:42+00:00décembre 8th, 2018|Categories: DEFENSE, FRANCE-ISRAEL, HIGH-TECH|
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Un article de Jean Klein pour Israël Valley. Vingt-deux entreprises tricolores se sont regroupées pour proposer une offre complète de big data et d’intelligence artificielle 100 % française. Et ce groupement d’entreprises a été mis sur pied il y a deux ans par le GICAT, le groupement des industriels de défense et de sécurité, et propose désormais une offre complète de traitement et d’analyse de données 100 % hexagonale.

Parmi elles, Flaminem et sa dizaine d’ingénieurs de haut vol assurent maîtriser l’intégration de centaines de flux de données volumineux (big data). De clic en clic, les enquêteurs relient les indices et les suspects, à la manière d’un commissaire devant des photos punaisées sur un tableau en liège. Pour détecter des fraudes ou répondre aux exigences réglementaires en matière de connaissance-client dans la banque et l’assurance. Ou pour arrêter criminels et terroristes.

Avec son interface, Flaminem vient compléter l’offre des autres membres du « cluster » créé par le GICAT : des supercalculateurs (Atos), la géolocalisation en temps réel (Deveryware), des data centers (Critical Building) ou encore les drones (DIODON Drone Technology).

Systran a, pour sa part, développé avec Pertimm et Vocapia Research une solution de retranscription, traduction et analyse d’enregistrements audio. La start-up Aleph-network s’est, elle, fait une spécialité de fouiller le dark web, quand Geo4i analyse avec précision des images satellites.

Ensemble, les membres du « cluster » espèrent reconquérir non seulement les agents français mais surtout de nouveaux marchés étrangers, car la France est un marché parmi d’autres pour elles et pour se développer, il faut amortir la recherche et développement dans d’autres pays. Mais chacun sait qu’une vente à l’export de technologies potentiellement dangereuses dans des Etats totalitaires ou ennemis passe par un examen de conscience et, dans de nombreux cas, par l’aval des autorités françaises.

Source : Les Echos & Israël Valley

 

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