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C’est une scène devenue familière dans les cimetières d’Afrique du Sud. La population n’en finit pas de croître et la place manque. Alors les fossoyeurs n’ont pas d’autre choix que d’y inhumer les morts dans les tombes existantes. ce n’estdonc pas un hasard si de nombreux juifs de ce pays (environ 70 000 personnes) préfèrent se faire enterrer en Israël.

Selon (1) : « Dans les cimetières de la plus grande ville du pays Johannesburg, 45 à 60 sépultures sont ainsi rouvertes chaque semaine. Les autorités locales s’en inquiètent, au point d’envisager de rendre les incinérations obligatoires.

« Nos cimetières étouffent. C’est le résultat des très forts mouvements de population, aussi bien internes qu’externes, qui affectent Johannesburg », constate, fataliste, Reggie Moloi, responsable municipal du secteur.

La situation des autres grandes villes n’est guère plus enviable. Sur les rives de l’océan Indien, Durban (nord-est) a tiré la sonnette d’alarme de la surpopulation funéraire il y a déjà une dizaine d’années.

Au début des années 1990, les violences politiques qui ont accompagné la transition de l’apartheid à la démocratie et les ravages de l’épidémie de sida ont considérablement accru la mortalité dans la capitale de la province du KwaZulu Natal.

« Nous avions alors constaté que les cimetières se remplissaient très vite et que (…) nous allions manquer rapidement de place », se souvient Thembinkosi Ngcobo, responsable des parcs pour la municipalité d’eThekwini, qui inclut Durban.

Les craintes se sont depuis confirmées. Et les familles de l’agglomération sont menacées de se voir fermer la porte des cimetières municipaux au nez.

« Nous sommes confrontés à un sérieux problème », résume, inquiet, Thembinkosi Ngcobo.

– « Des cimetières pleins » –

« La situation est grave et difficile à comprendre par le citoyen moyen et les décideurs qui, à la vue des grands espaces inoccupés de notre pays, présument que nous disposons encore de beaucoup de place », abonde Denis Ing, vice-président de l’Association sud-africaine des cimetières. La crise a forcé les autorités locales à réfléchir en urgence à des alternatives innovantes ». (1) //fr.news.yahoo.com/

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