C’Israël. Editorial de LPH qui explique la bataille à gauche pour les élections.

By |2018-12-25T10:26:52+00:00décembre 25th, 2018|Categories: EDITORIAL|
Partager

Depuis l’annonce de la tenue d’élections anticipées pour le mois d’avril prochain, la classe politique est en ébullition, mais surtout dans l’opposition. Comme cela se passe souvent et avec l’aide bienveillante des grands médias, on appelle à un “grand rassemblement de centre gauche” pour battre Binyamin Netanyahou et former une coalition alternative.

Depuis la Knesset, le président du Camp Sioniste Avi Gabbaï a lancé les hostilités aux côtés de la cheffe de l’opposition Tsipi Livni, en donnant déjà le titre de ce prochain scrutin selon lui: “Ces élections se joueront entre Binyamin Netanyahou et moi”. Du haut de ses 10 à 12 sièges à peine crédités par les sondages successifs, Avi Gabbaï s’est dit pourtant persuadé qu’il sera le prochain Premier ministre: “En avril, nous l’emporterons et nous apporterons le changement tant attendu”. Avi Gabbaï a rappelé qu’il est le seul chef de parti d’opposition qui a exclu de faire partie d’une prochaine coalition sous la direction de Binyamin Netanyahou, faisant allusion à Yaïr Lapid ou Benny Gantz qui restent flous sur cette question. Gabbaï a cependant appelé à un grand rassemblement et a fait un appel du pied à celui sans lequel un grand bloc de centre-gauche n’est pas possible, Yaïr Lapid.

Mais la douche froide est vite venue, et dans les différents médias où il est intervenu depuis l’annonce de la dissolution de la Knesset, le président de Yesh Atid a exclu un front commun avec la gauche, affirmant lui-aussi qu’il sera le prochain Premier ministre et que c’est lui qui a le plus de chance de constituer une alternative à Binyamin Netanyahou. Lui-aussi a appelé à un “grand rassemblement”, mais au centre de l’échiquier politique.

Celui qui est en embuscade depuis de longs mois est l’ancien Premier ministre Ehoud Barak qui entend jouer le rôle de “l’homme providentiel”. Il ne s’est pas privé lundi d’entrer dans la danse et de décocher ses flèches acérées contre le gouvernement et son chef mais a aussi tenu des propos qui devraient inquiéter Avi Gabbaï. Sur la chaîne ‘Hadashot (2e chaîne), Ehoud Barak a déclaré: “Si le bloc de centre gauche se constitue en parti mené par un homme capable de le mener à la victoire et de diriger le pays, il l’emportera. Il est important pour moi que ce bloc se crée, et il est clair que je suis capable de le mener tout comme j’avais mené un bloc à la victoire contre Binyamin Netanyahou en 1999. Mais je ne me pose pas em condition de la formation de ce bloc”.

Puis n’ayant pas peur du ridicule, Ehoud Barak a appelé les chefs des partis de l’opposition de mettre de côté…leur ego afin de permettre la création de ce fameux bloc politique!

Le Likoud n’a pas tardé a répliquer à l’ancien Premier ministre: “La public israélien a expulsé avec raison d’un coup de pied Ehoud Barak avec un ticket de non-retour. Celui qui a été le pire Premier ministre d’Israël observera la campagne électorale et ses résultats devant son téléviseur”.

Tsipi Livni, oubliant l’amère expérience des dernières élections, a déclaré: “Désormais, il ne faut plus parler de’ jour des élections’ mais de ‘jour de l’alternance’”, “Mahapakh’”, cette expression qu’elle et Itshak Herzog avaient employée comme un mantra lors de la dernière campagne jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de leur déconfiture.

https://lphinfo.com/elections-2019-branle-bas-de-combat-a-gauche/

 

Partager